Collision entre deux navires dans le détroit du Pas-de-Calais

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Cette photo fournie par la marine nationale française montre des dégâts subis par le pétrolier Seafrontier.

PHOTO AFP/FOURNIE PAR LA MARINE NATIONALE FRANÇAISE

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Benjamin MASSOT, Edouard GUIHAIRE
Agence France-Presse
Lille et Londres

Un pétrolier transportant près de 40 000 tonnes d'essence est entré en collision avec un cargo dans la nuit de vendredi à samedi dans le détroit très fréquenté du Pas-de-Calais, entre France et Grande-Bretagne, mais cet accident rare ne devrait pas occasionner de pollution, selon les autorités.

« Situation maîtrisée, coque intègre, pas de risque de pollution ni danger pour la navigation », a écrit samedi matin sur Twitter la préfecture maritime française de la mer du Nord et de la Manche.

Vers 1 h samedi (21 h, HE vendredi), le pétrolier Seafrontier, transportant 38 000 tonnes d'essence et qui mesure 183 m de long, avec à son bord 27 membres d'équipage et le Huayan Endeavour, qui n'avait pas de cargaison et comptait 22 membres à bord, se sont heurtés sans faire de blessé, d'après un communiqué de la préfecture. Les deux navires battent tous deux pavillon Hong-Kong.

Les photos fournies par la préfecture maritime montrent d'impressionnants dégâts, notamment dans la partie arrière du Seafrontier. Le Huyan Endeavour a lui été en mesure de poursuivre sa navigation.

D'après un communiqué de la Maritime and Coastguard agency britannique, le Huayan Endeavour faisait route vers Lagos, au Nigeria, tandis que le Seafrontier devait lui rejoindre Puerto Barrios, au Guatemala. Les membres d'équipage des deux bateaux sont chinois et indiens, d'après la même source.

Selon un correspondant de l'AFP, l'accident a eu lieu sur une ligne entre la ville française de Calais et Ramsgate, à l'est de Douvres.

« Plus de peur que de mal »

« Plus de peur que de mal », a indiqué à l'AFP en fin de matinée la préfecture maritime. « La coque a gardé son intégralité, on ne connaît pas les circonstances de l'accident, les conditions météorologiques n'étaient pourtant pas défavorables. Mais la zone où a eu lieu la collision est relativement étroite, avec beaucoup de passage », a-t-elle dit.

Le détroit du Pas-de-Calais constitue la voie maritime la plus fréquentée au monde, quotidiennement empruntée par plus de 400 navires commerciaux, soit un quart du trafic mondial, auxquels s'ajoutent des navires de pêche et de plaisance. De nombreux navires empruntent ce détroit pour rejoindre notamment Rotterdam, un des principaux ports de commerce au monde.

En outre, la navigation maritime peut s'y révéler dangereuse en raison de son « caractère étroit, des bancs de sable changeants, d'une visibilité souvent réduite par la brume et de très forts courants de marée », notent les autorités.

Le Seafrontier pourrait rejoindre un port français ou néerlandais pour être réparé, selon la même source.

Dans la matinée, le MRCC de Douvres (secours britanniques, NDLR), qui coordonne cette opération, avait engagé « deux vedettes de la Royal National Lifeboat Institution et deux hélicoptères du Maritime Crossguard Agency, afin d'établir un premier bilan », a précisé la préfecture.

Une équipe comprenant notamment un inspecteur français de sécurité des navires a été hélitreuillée par hélicoptère sur le Seafrontier afin d'évaluer la situation.

Les autorités maritimes françaises ont également mis en alerte à titre préventif le Bâtiment de soutien d'assistance et de dépollution Argonaute, stationné à Brest, avec à son bord une équipe de lutte antipollution de la Marine française.




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