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Theresa May n'a toujours pas bouclé son alliance avec les unionistes nord-irlandais

Theresa May... (Photo Stefan Wermuth, REUTERS)

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Theresa May

Photo Stefan Wermuth, REUTERS

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Antoine POLLEZ
Agence France-Presse
Londres

La première ministre britannique Theresa May et la dirigeante du parti nord-irlandais DUP Arlène Foster se sont séparées mardi sans être parvenues à un accord de gouvernement, faisant planer l'incertitude quant au démarrage des négociations sur le Brexit.

«Les discussions avec le gouvernement se passent bien et nous espérons concrétiser bientôt tout ce travail en parvenant à un accord positif», a tweeté Arlene Foster après avoir été reçue par Theresa May à Downing Street.

Un porte-parole du DUP a de son côté expliqué à l'AFP que les négociations avaient été interrompues en raison de la première réunion du nouveau Parlement britannique issu des législatives du 8 juin, à laquelle Mme May a pris part. «Nous espérons faire un peu plus de progrès aujourd'hui», a-t-il encore dit.

Devant les députés, la première ministre, qui a essuyé un cinglant revers aux dernières élections, perdant la majorité absolue, a appelé au «rassemblement dans un esprit d'unité nationale» face au défi du Brexit.

Mais le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, accueilli sous les applaudissements des membres de son parti, a estimé qu'une alliance entre les Tories et le DUP constituerait une «coalition de chaos». Il a ajouté que son parti était prêt à fournir un «leadership solide et stable», tournant ainsi en dérision l'un des slogans de Mme May pendant la campagne électorale.

La première ministre est contrainte de courtiser le DUP, dont les dix élus permettraient aux Tories d'atteindre les 326 sièges, le nombre requis pour avoir le contrôle du Parlement, le Parti conservateur ne disposant que de 318 députés. Mais les prises de position contre le mariage homosexuel et l'avortement de la formation unioniste suscitent le malaise tandis que l'Irlande s'inquiète de voir une telle alliance remettre en cause la paix fragile qui règne en Irlande du Nord.

Côté UE européen, les signes d'impatience de voir commencer les négociations de sortie du Royaume-Uni se multiplient le référendum sur le Brexit remontant à bientôt un an et les discussions devant théoriquement débuter la semaine prochaine.

«Ce qui me préoccupe aujourd'hui, c'est le fait d'avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier», a dit le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit Michel Barnier dans un entretien avec la presse européenne.

Rappelant la nécessité de travailler dans les «délais fixés par les traités», il attend «que le gouvernement britannique confirme et précise ses positions».

Nouvelles règles à la City

Parallèlement, la Commission européenne a proposé mardi de nouvelles règles qui pourraient conduire au déménagement vers le continent européen d'une partie des activités financières londoniennes après le Brexit, au grand dam de la City.

Ces règles donneraient la possibilité à l'UE de refuser à Londres le droit de garder sur son sol les chambres de compensation traitant les produits dérivés libellés en euros, une activité lucrative.

Au cours de sa réunion mardi, la Chambre des Communes a reconduit John Bercow à sa tête (au poste de Speaker).

Sa cérémonie d'ouverture officielle est quant à elle prévue pour le 19 juin, mais pourrait être retardée si les négociations entre le gouvernement et le DUP n'aboutissaient pas rapidement.

Après son apparition au Parlement, Mme May est partie pour la France afin d'y rencontrer le président Emmanuel Macron. La lutte contre le terrorisme et les contenus extrémistes sur internet sera le principal thème d'un dîner de travail.

Les deux dirigeants devraient également aborder la question du Brexit, le résultat des législatives ayant jeté le doute sur la capacité de la première ministre à mener à bien un Brexit «dur».

Le vice-premier ministre Damian Green a affirmé que Mme May avait le «soutien massif» de son gouvernement concernant sa stratégie dans ce dossier, qui consiste jusqu'ici à prôner une sortie du marché unique européen pour reprendre le contrôle des frontières britanniques.

Le quotidien The Telegraph croit toutefois savoir que des ministres de premier plan et des membres du Labour, tenants d'un Brexit «doux», ont eu secrètement des discussions pour encourager une telle solution.

Le résultat des législatives n'était «certainement pas un soutien à un «hard Brexit»», a estimé de son côté le référent du Parlement européen sur ce dossier, Guy Verhofstadt, demandant à Londres de «clarifier» sa position.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a pour sa part déclaré que si les Britanniques décidaient de renoncer au Brexit, ils trouveraient «la porte (de l'UE) ouverte», dans un entretien avec l'agence Bloomberg mardi.




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