Séisme de 6,3 en mer Égée: un mort et dix blessés à Lesbos

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La Turquie et la Grèce sont situées sur d'importantes failles sismiques et sont régulièrement secouées par des tremblements de terre.

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Agence France-Presse
Athènes

Une personne est morte et une dizaine d'autres ont été blessées lundi sur l'île grecque de Lesbos, par un séisme de magnitude 6,3 qui s'est produit en mer Égée et a été ressenti tant à Athènes qu'à Istanbul.

Une femme d'une cinquantaine d'années est morte dans l'effondrement de sa maison, dans le village de Vrisa, après avoir passé environ sept heures sous les gravats. Son mari fait partie des blessés.

«Notre concitoyenne qui était piégée dans la maison qui s'est effondrée à Vrisa a été tuée», a indiqué le maire de l'île, Spyros Galinos. Les pompiers ont confirmé le décès à l'agence de presse grecque ANA.

La plupart des victimes ont été recensées dans ce village, principalement peuplé de personnes âgées, a indiqué la télévision publique ERT.

Une vidéo prise par un habitant de Vrisa montre des morceaux d'immeubles d'un ou deux étages jonchant les rues.

«Des dizaines de maisons se sont effondrées et les routes du village sont bloquées» à Vrisa, a déclaré à ERT le superviseur du service régional des pompiers, Marios Apostolides.

«La rue est pleine de plâtre. Les gens sont en plein désarroi», a témoigné Yiorgos Patarelis, un commerçant d'une autre ville touchée par le séisme, Plomari. Le maire de Plomari, Manolis Armenakas, a déploré sur ERT «des dégâts à plusieurs bâtiments, anciens et récents».

«La situation est difficile, c'est un désastre», a estimé Christiana Kalogirou, le gouverneur de la région d'Égée du nord. «L'armée est en train d'apporter des tentes pour que les gens puissent y passer la nuit», a-t-elle ajouté, ajoutant que le sud de Lesbos était le plus touché.

À peu près 4000 migrants et réfugiés se trouvent actuellement sur l'île, la plupart en attente d'une réponse à leur demande d'asile, mais ils résident plus au nord, autour de Mytilène, où il n'y a eu que de légers dégâts matériels.

Le tremblement de terre a été ressenti jusque dans la capitale grecque, Athènes, située à quelque 300 kilomètres, ainsi qu'à Istanbul et dans la ville côtière turque d'Izmir où une journaliste de l'AFP a vu des habitants inquiets sortir de leur maison. Côté turc il ne semblait cependant pas y avoir eu de conséquences sérieuses.

Des ingénieurs ont été envoyés d'Athènes pour évaluer les dégâts. «Si ce tremblement de terre avait eu lieu sur terre, les conséquences auraient été bien pires», a estimé le sismologue Costas Papazachos.

Selon l'Institut américain d'étude géologique (USGS), l'hypocentre du tremblement de terre, survenu à la mi-journée, était situé à 11 km au sud de Plomari, et à une profondeur de 5,7 km.

Il a eu lieu entre Lesbos et Chios, autre île grecque où des dégâts mineurs se sont produits.

Selon l'Agence turque de gestion des situations d'urgence (Afad), deux répliques de magnitude 4,9 ont été enregistrées.

La Turquie et la Grèce sont situées sur d'importantes failles sismiques et sont régulièrement secouées par des tremblements de terre.

Depuis le début de l'année, la côte égéenne turque a ainsi été ébranlée par plusieurs séismes de magnitude comprise entre 5 et 5,5, réveillant le spectre de tremblements de terre meurtriers qui ont frappé le pays ces dernières années.

En 1999, notamment, deux violents séismes de magnitude supérieure à 7 sur l'échelle de Richter ont dévasté des zones très peuplées et industrialisées du nord-ouest du pays, notamment Istanbul, faisant 20 000 morts.

Un mois plus tard, un autre séisme de magnitude 5,9 avait tué 143 personnes à Athènes et dans le nord-ouest de la capitale grecque.




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