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Ingérence électorale, homosexuels persécutés: «aucun fait concret» contre la Russie, selon Lavrov

Sergei Lavrov... (Photo Alexander Nemenov, archives Agence France-Presse)

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Sergei Lavrov

Photo Alexander Nemenov, archives Agence France-Presse

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Agence France-Presse
Moscou

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé mardi qu'il n'y avait «aucun fait concret» à l'appui des griefs faits à la Russie, de l'ingérence électorale à la persécution d'homosexuels en Tchétchénie, au lendemain d'une rencontre entre les présidents russe et français.

«Nous ne voyons aucun fait concret sur les pirates ou concernant l'ingérence (russe) dans les élections de quasi tous les pays occidentaux ou encore sur les violations des droits de l'Homme de représentants LGBT en Tchétchénie ou ailleurs en Russie», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

«Pas un seul fait concret», a-t-il répété avant d'ajouter: «S'il y avait des faits concrets, s'il y avait des noms, alors nos réponses seraient concrètes».

«Mais nous n'avons rien à voir avec la majorité écrasante de ces accusations», a-t-il insisté.

Lundi, le président français Emmanuel Macron, qui recevait à Versailles son homologue russe Vladimir Poutine, a affirmé qu'il serait «constamment vigilant» sur le respect des droits de l'Homme en Russie, notamment en Tchétchénie où l'hebdomadaire russe Novaïa Gazeta et des ONG dénoncent la persécution des homosexuels, dont plusieurs auraient été tués.

Selon M. Macron, Vladimir Poutine a promis la «vérité complète» sur le sort des homosexuels en Tchétchénie, lors de leur rencontre lundi à Versailles.

Mardi, Sergueï Lavrov est également revenu sur les propos d'Emmanuel Macron, qui a accusé lundi deux médias publics russes en français, les sites internet RT (ex-Russia Today) et Sputnik, de s'être comportés en «agents d'influence» lors de la campagne présidentielle française.

Ces propos sont la conséquence d'une «campagne antirusse lancée par l'ex-président américain, Barak Obama, et dont nos partenaires occidentaux n'arrivent toujours pas à se détacher», a estimé Sergueï Lavrov.

La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, a de son côté estimé que selon le raisonnement de M. Macron, «la totalité des médias occidentaux devrait être expulsée de Russie, car ils sont tous toujours et sans exception contre Poutine, ils soutiennent l'opposition russe», dans des déclarations à la chaîne Russie-1.

Concernant les soupçons d'ingérence des pirates russes dans la campagne présidentielle française, «on n'en a pas parlé et de mon côté ça n'existe pas comme problème», a déclaré M. Poutine lundi.




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