La Russie bloque la messagerie chinoise WeChat

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WeChat revendiquait 889 millions d'usagers à la fin de l'année 2016.

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Agence France-Presse
Pékin

Le mastodonte chinois de l'internet Tencent s'est déclaré « profondément désolé » pour le blocage de sa populaire application de messagerie WeChat en Russie, précisant s'être rapproché des autorités russes - un blocage intervenant sur fond de durcissement du contrôle de Moscou sur l'internet.

Alors qu'il est désormais impossible de se connecter depuis la Russie à WeChat et d'envoyer des messages via la plateforme, « nous sommes profondément désolés de cette situation », a indiqué samedi dans un blogue le responsable de communication de Tencent, Zhang Jun.

« Les régulateurs russes exigent que les fournisseurs de services en ligne s'enregistrent » de façon spécifique, « mais WeChat n'avait pas la même interprétation [des textes] », a-t-il expliqué, assurant que Tencent était « en contact avec les autorités concernées ».

Tencent « n'avait pas fourni les informations et contacts nécessaires pour être enregistré auprès des autorités concernées », a déclaré de son côté à l'agence étatique Chine nouvelle un porte-parole du régulateur russe Roskomnadzor.

WeChat, qui revendiquait 889 millions d'usagers dans le monde fin 2016, permet d'envoyer des messages textes et vocaux et de partager photos et vidéos à la façon de Facebook, mais également de jouer en ligne, de faire des emplettes et de payer commerçants et taxis avec son téléphone intelligent via un portefeuille électronique associé à l'application.

Il est difficile d'évaluer quelle était l'audience de WeChat en Russie, la très grande majorité de ses utilisateurs demeurant en Chine continentale, même si Tencent, l'opérateur de l'application, ne ménage pas ses efforts pour populariser son usage à l'étranger, notamment en Asie ou en Amérique du Sud.

La Russie a durci le ton ces dernières années à l'égard des plateformes internet.

Depuis septembre 2015, une loi controversée oblige ainsi les réseaux sociaux, les services de messagerie et les moteurs de recherche russes comme étrangers à stocker les données personnelles de leurs utilisateurs russes sur un serveur en Russie, dont l'emplacement devra être transmis aux autorités russes.

Vivement critiqué, ce texte avait amené la Russie à bloquer le réseau social professionnel LinkedIn.




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