Fusillade à Paris: l'assaillant abattu, l'EI revendique l'attaque

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À trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, la France est à nouveau secouée par une attaque terroriste revendiquée par le groupe État islamique, qui s'est soldée par la mort d'un policier sur la mythique avenue des Champs-Élysées.

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Un homme a ouvert le feu sur des agents, jeudi vers 21h, heure de Paris, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. L'assaillant a tué un policier et en a blessé deux autres, dont l'un grièvement. Une touriste étrangère a aussi été touchée par des éclats de balle. Les autorités n'ont pas dévoilé son origine.

«Nous sommes convaincus que la piste est d'ordre terroriste», a déclaré le président François Hollande environ 2h30 après l'attaque, en s'adressant aux médias d'un air grave, devant l'Élysée.

Quelques minutes plus tard, le groupe État islamique revendiquait l'attaque par l'intermédiaire de son organe de propagande Amaq. «L'auteur de l'attaque des Champs-Élysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'État islamique», a écrit l'organisation terroriste.

Mais selon la chaîne française BFM TV et le journal Le Parisien, le tireur serait Karim C., un homme de 39 ans né en banlieue de Paris, qui s'en était déjà pris à des policiers en 2001: intercepté au volant d'une voiture volée, il avait tiré sur deux agents, les blessant grièvement. Il avait été condamné à 20 ans de prison pour ce geste, mais sa peine aurait été réduire ensuite. Pendant sa détention, il avait volé l'arme d'un gardien pour tirer sur lui, ce qui lui a valu encore plusieurs années de prison, selon des informations qui restent à confirmer.

L'assaillant était visé par une enquête antiterroriste. Moins de deux heures après la fusillade, les policiers ont entrepris une perquisition à sa résidence en Seine-et-Marne, à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Son identité n'a pas été révélée pour ne pas nuire à l'enquête, a indiqué le Procureur de Paris, François Molins. Selon un document judiciaire obtenu par l'Associated Press, l'adresse serait celle d'un dénommé Karim Cheurfi. 

Jeudi, le tireur aurait stationné son véhicule, une Audi A4, juste à côté d'un fourgon de police sur les Champs-Élysées. En sortant de son véhicule, il aurait tiré sur les policiers avec une arme automatique, «un fusil d'assaut», a précisé le Procureur de Paris au cours d'un point de presse. Un agent a été tué sur le coup. L'assaillant aurait été abattu par des tirs de riposte en prenant la fuite.

Il n'y aurait pas d'autre tireur en fuite, contrairement à des rumeurs qui ont circulé peu après l'événement. 

La fusillade a eu lieu près du commerce Marks & Spencer à l'intersection de l'avenue des Champs-Élysées et de la rue de Berri, à 600 mètres de l'Arc de Triomphe.

«On a entendu premièrement une détonation, ensuite gros mouvement de foule», a raconté, sur les ondes de la radio RTL un employé d'une pharmacie située sur les Champs-Élysées. «À partir de là, on a essayé d'accueillir un maximum de gens à l'intérieur de la pharmacie, on a gardé peut-être une trentaine de personnes. Une demi-heure plus tard, on a évacué les gens par des sorties alternatives, pas directement sur les Champs.»

Dans sa brève allocution, le président Hollande a surtout rendu hommage au policier tué et à ses collègues blessés. Il a conclu en affirmant sa « grande détermination à tout faire pour lutter contre les terroristes ici et partout où nous sommes engagés».

Le chef de l'État a convoqué un conseil de défense, vendredi matin à 8 heures. 

«C'est évidemment un drame pour la police, pour notre pays. Un policier a été tué, deux autres ont été sérieusement blessés. Ils ont été délibérément pris pour cible», a déclaré Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, en point de presse.

«A priori, il n'y a qu'un seul agresseur» dans cette attaque, a précisé le porte-parole, qui n'a cependant pas exclu des complicités.

À minuit à Paris, l'avenue des Champs-Élysées était toujours paralysée par un important contingent policier. Un hélicoptère sillonnait l'artère phare de la ville. Une vingtaine de fourgons policiers étaient sur place.

À trois jours de l'élection présidentielle française, plusieurs candidats ont rapidement réagi à l'attaque sur Twitter pour rendre hommage aux policiers parisiens.

Marine Le Pen et François Fillon ont annoncé qu'ils annulaient tous deux leur déplacement prévu ce vendredi. La première devait se rendre dans un refuge pour animaux situé à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et le second en Haute-Savoie.




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