Macron et Le Pen en duel à Paris avant le sprint final

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Marine Le Pen a prononcé lundi soir un discours offensif aux accents identitaires dans une grande salle de concert parisienne.

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Jérémy Marot
Agence France-Presse
Paris

Favoris des sondages mais en position précaire, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont répondus lundi par rassemblements interposés à Paris, lançant une dernière semaine décisive avant le premier tour de l'élection présidentielle française.

Alors que les différentes enquêtes d'opinion montrent un resserrement des positions en tête doublé d'une grande indécision de l'électorat, la gestion du sprint final sera cruciale jusqu'à vendredi minuit, fin officielle de la campagne.

En stagnation dans les sondages, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, talonnés par le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et le conservateur François Fillon, veulent recréer une dynamique.

Emmanuel Macron a tenu lundi son plus grand meeting de campagne dans une enceinte sportive parisienne.»Dimanche, nous allons gagner, et ce sera le début d'une nouvelle France», a lancé le leader d'En Marche! devant près de 20 000 personnes.

M. Macron a défendu une France «ouverte, confiante et conquérante» à laquelle qui il veut «rendre son optimisme» en plaidant pour «l'accession aux responsabilités d'une génération nouvelle».

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Emmanuel Macron a livré un discours lundi à Paris.

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Il s'était lancé le matin dans une opération «transparence», en prévision, a-t-il dit, de «fausses informations» qui pourraient sortir à son sujet. Et l'ancien ministre de démentir avoir reçu un héritage de plusieurs millions d'euros d'un ami décédé à l'automne, et de détailler ses gains et ses dépenses durant la période 2009-2014. Il a dit avoir dépensé «environ 700 000 euros de vie courante» au cours de la période.

Marine Le Pen a quant à elle prononcé lundi soir un discours offensif aux accents identitaires dans une grande salle de concert parisienne.

«Les Français ont des droits chez eux», a-t-elle lancé sous les acclamations, notamment les cris de «On est chez nous!»

Elle a redit son intention de «mettre fin aux accords de Schengen» sur la libre circulation des personnes à travers 26 États européens, qui ont «fait de nos pays des halls de gare pour toutes les migrations du monde».

Elle a aussi annoncé son intention, en cas d'élection, d'ordonner un «moratoire sur toute l'immigration légale» pour «arrêter ce délire».

Son discours a été perturbé par deux militantes FEMEN, chaque fois rapidement évacuées par le service d'ordre. De brefs heurts ont par ailleurs opposé des militants anti-FN aux forces de l'ordre en marge du rallye.

Face à la récente poussée de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon, désormais installés dans un carré de tête, la patronne du FN espère retrouver de l'élan sur les cinq derniers jours.

Derrière, le candidat de la droite François Fillon croit toujours à une victoire «qui surprendra tout le microcosme» et a répété sa certitude «d'être au deuxième tour».

Il a réuni lundi après-midi ses soutiens à Nice, où il a promis «la sécurité partout et pour tous». «La campagne a été rude. Mes opposants de tous bords n'ont cherché qu'une seule chose: m'abattre plutôt que débattre», a-t-il lancé. Mais «je les ai surpris une fois lors de la primaire, nous les surprendrons une seconde fois lors de l'élection présidentielle».

Assommé fin janvier par les révélations d'emplois fictifs présumés visant notamment sa femme Penelope, inculpé pour détournements de fonds publics, M. Fillon a mis deux mois à s'extraire un peu de ces affaires.

Sa campagne a été fortement perturbée et ses sorties sur le terrain se sont raréfiées, jusqu'à ce qu'il multiplie les rallyes depuis une semaine.

Décidé à troubler la bataille pour le second tour, Jean-Luc Melenchon qui s'est hissé au coude-à-coude avec lui dans les derniers sondages, lui a promis «une veste électorale cousue main», en référence à une affaire de costumes de luxe offerts par un avocat à la réputation sulfureuse.

Lundi, le tribun de la gauche radicale a vogué sur une péniche aux abords de Paris. «C'est cette semaine que tout va se jouer», a-t-il dit avant d'avertir ses foules que «peut-être il nous manquera une poignée de voix». Il compte à nouveau créer l'événement mardi, avec un rallye à Dijon répliqué par hologramme dans six villes.

Quant au candidat du parti socialiste Benoît Hamon, décroché du carré de tête, il comptera sur un rallye à Toulouse mardi et un rassemblement «festif et très politique» mercredi place de la République à Paris pour tenter de déjouer les pronostics. 




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