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Le syndicat des journalistes dénonce le «jeu dangereux» des camps Le Pen et Fillon

Reporters sans frontières s'était inquiété en février également... (Photo FRED TANNEAU, AFP)

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Reporters sans frontières s'était inquiété en février également des «attaques ciblées» contre les journalistes de la part de responsables politiques français, notamment de Marine Le Pen et François Fillon.

Photo FRED TANNEAU, AFP

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Agence France-Presse
Paris

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, a dénoncé samedi le «jeu dangereux» des camps de Marine Le Pen et de François Fillon à l'égard des médias.

Le SNJ, réuni en comité national vendredi et samedi, «dénonce le jeu dangereux de certains candidats à l'élection présidentielle et proches de ces candidats, qui s'en prennent aux médias et aux journalistes, comme responsables de tous leurs maux», indique un communiqué.

«Attaquer les journalistes, c'est agresser la démocratie», ajoute le SNJ.

La secrétaire générale du SNJ Dominique Pradalié a précisé à l'AFP que ces attaques venaient «de droite et d'extrême droite», de «Fillon et son entourage, et du Front national».

Elle a notamment cité un incident en février au cours duquel un journaliste de l'émission Quotidien (TMC) avait été évacué sans ménagement lors d'un déplacement de Marine Le Pen alors qu'il tentait de lui poser une question sur l'affaire des assistants parlementaires européens.

Le SNJ avait déjà appelé en février François Fillon et ses soutiens à «se ressaisir» à la suite des attaques du candidat LR contre les médias.

François Fillon avait accusé en février les médias d'en avoir «trop fait» pour le «lyncher» et l'«assassiner politiquement» à la suite des révélations du Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de sa femme. Lors d'une réunion publique du candidat LR, la foule avait aussi conspué les journalistes présents, emmenée par un autre ex-premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Reporters sans frontières s'était inquiété en février également des «attaques ciblées» contre les journalistes de la part de responsables politiques français et déploré un «climat nauséabond».

Dans son communiqué, le SNJ, premier syndicat de la profession, appelle par ailleurs «à un grand débat public sur l'information et le secteur des médias, milite pour une éthique commune à toute la profession, la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles, la refonte des aides à la presse, nécessaires pour favoriser le pluralisme et lutter contre la concentration des médias».




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