Auschwitz: 11 personnes nues s'enchaînent à l'entrée de l'ancien camp

La police a interpellé les onze personnes, sept... (Photo archives AP)

Agrandir

La police a interpellé les onze personnes, sept hommes et quatre femmes. Les quatre femmes sont polonaises. Le groupe d'hommes compte deux Polonais, quatre Biélorusses et un citoyen allemand.

Photo archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Varsovie

Onze hommes et femmes, Polonais, Biélorusses et un Allemand, âgés de 20 à 27 ans, ont été interpellés après s'être dénudés et enchaînés vendredi à Auschwitz en Pologne devant le portail de l'ancien camp nazi, a rapporté la police polonaise.

Les membres du groupe, dont les motivations n'ont pas été précisées, se sont attachés entre eux avec des chaînes après avoir tué un mouton avec un couteau. Selon un média local, ils se sont fait filmer par un drone.

Ils ont aussi attaché une banderole blanche avec l'inscription en rouge «love» en haut du portail, selon des images des médias locaux. Ils ont voulu dénoncer les guerres dans le monde, et en particulier attirer l'attention sur la guerre en Ukraine, a indiqué un média de Cracovie.

Ils ont aussi attaché une banderole blanche avec l'inscription en rouge «love» en haut du portail, selon des images des médias locaux. Ils ont voulu dénoncer les guerres dans le monde, et en particulier attirer l'attention sur la guerre en Ukraine, a indiqué un média de Cracovie.

Les gardes du musée sont aussitôt intervenus, précise un communiqué du musée publié sur Twitter.

La police a interpellé les onze personnes, sept hommes et quatre femmes. Les quatre femmes sont polonaises. Le groupe d'hommes compte deux Polonais, quatre Biélorusses et un citoyen allemand, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Sebastian Glen.

La porte-parole de la police locale, Malgorzata Jurecka, a précisé que «ces personnes (avaient) été transférées dans un commissariat à Oswiecim (nom polonais d'Auschwitz) pour y être interrogées».

«Ils seront probablement inculpés d'outrage à monument ou autre lieu symbolique ainsi que de mise à mort d'animal injustifiée», a-t-elle ajouté.

«Nous sommes choqués et indignés par cette tentative d'utiliser ce lieu de mémoire pour (une) manifestation qui heurte la mémoire des milliers de victimes. C'est une action condamnable», a déclaré à l'AFP un porte-parole du musée, Bartosz Bartyzel.

Le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, a dénoncé une «profanation».

«Toute utilisation d'Auschwitz pour des prises de positions politiques, même pour des causes morales, ce n'est pas ainsi qu'Auschwitz doit s'inscrire dans la mémoire» de l'humanité», a-t-il déclaré à l'AFP.

«Les Allemands ont fait d'Auschwitz l'endroit où on a essayé d'exterminer les Juifs. Toute sorte de happening est une profanation de la mémoire de tous ceux qui ont été tué à Auschwitz, des Juifs, des Polonais, des Roms, des prisonniers de guerre soviétiques et d'autres», a-t-il ajouté.

«Un tel incident est totalement inédit à Auschwitz, je ne peux le commenter», a pour sa part déclaré à l'AFP le directeur du Musée, Piotr Cywinski. «Je ne sais rien de leurs motivations», a-t-il ajouté.

Entre 1940 et début 1945, l'Allemagne nazie a exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs de différents pays européens. Ce camp, où quelque 80 000 Polonais non Juifs, 25 000 Roms et 20 000 soldats soviétiques ont également trouvé la mort, a été libéré par l'Armée Rouge en janvier 1945.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer