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Affaire Fillon: l'enquête élargie à des soupçons d'«escroquerie aggravée et faux»

Le candidat de la droite à la présidentielle... (Photo Christophe Archambault, AFP)

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Le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon.

Photo Christophe Archambault, AFP

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Agence France-Presse
Paris

L'enquête sur de possibles emplois fictifs qui a conduit à l'inculpation de François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle française, a été étendue à des soupçons d'«escroquerie aggravée, faux et usage de faux», a indiqué mardi une source judiciaire.

Comme l'a révélé le quotidien Le Monde, le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction le 16 mars un réquisitoire supplétif -- l'acte de procédure permettant d'élargir l'enquête -- visant des faits d'«escroquerie aggravée, faux et usage de faux», selon cette source.

D'après le quotidien, la justice se demande si «les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires» versés à Penelope, l'épouse du candidat.

Selon une source proche du dossier, ce réquisitoire fait suite à une perquisition menée courant mars à l'Assemblée nationale, après une première visite intervenue fin janvier, dans le cadre de l'enquête du PNF.

Lors de cette seconde perquisition, un certain nombre de documents ont été saisis, a précisé cette source.

Selon Le Monde, les enquêteurs ont notamment retrouvé des «feuilles, signées par Penelope Fillon», qui «comportaient différents calculs d'heures travaillées».

Les enquêteurs se demandent «si ces calculs ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés» à Penelope Fillon et «conforter la réalité de son travail d'assistante parlementaire», l'une des problématiques au coeur des investigations.

«Il n'y a pas le moindre faux dans ce dossier», a contesté auprès de l'AFP l'avocat de Mme Fillon, Pierre Cornut-Gentille, en dénonçant une violation du secret de l'instruction. «Nous n'allons pas nous expliquer avant que nous allions devant les juges», a-t-il ajouté.

Ce réquisitoire supplétif est le même qui a déjà élargi jeudi dernier l'enquête à des faits présumés de trafic d'influence dans la foulée de révélations sur les costumes de luxe de la maison Arnys d'une valeur totale de 13 000 euros offerts à François Fillon. L'avocat proche des milieux de droite Robert Bourgi, figure de la «Françafrique», a confirmé avoir offert ces costumes.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars - une première pour un candidat majeur à la présidence française - pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Son épouse est convoquée le 28 mars en vue d'une éventuelle mise en examen.




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