Deux rassemblements turcs interdits à Hanovre et Innsbruck

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Un évènement pro-Erdogan à Francfort, le 6 mars.

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Agence France-Presse
Berlin

Deux nouveaux rassemblements politiques turcs ont été interdits jeudi en Europe, le premier dans la ville allemande de Hanovre, le second dans la ville autrichienne d'Innsbruck.

Nouveau signe des tensions germano-turques sur le sujet, le maire de Hanovre a interdit une réunion pro-AKP à laquelle devait participer un vice-président du parti de M. Erdogan.

«Nous voulons par ce biais dire clairement que nous ne voulons pas de telles réunions électorales dans notre ville», a dit dans un communiqué le maire de la capitale de l'État-région de Basse-Saxe, qui compte 500 000 habitants, Stefan Schostok. «En tant que maire, je refuse qu'un conflit à l'intérieur de la Turquie soit transporté dans notre ville».

Selon la municipalité, l'organisation pro-AKP Union des démocrates turcs européens avait fait une demande de rassemblement en la présentant comme une réunion purement interne et locale.

Il s'est avéré au final qu'un vice-président du parti du chef de l'État turc, Mehmet Mehdi Eker, devait y prendre la parole, conduisant la ville à interdire la réunion. Ce responsable s'est déjà exprimé dans plusieurs rassemblements de l'AKP en Allemagne en vue du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du chef de l'État turc.

En Autriche, c'est un concert de musique turque à Innsbruck (ouest) qui a été annulé jeudi en raison de sa nature apparemment «politique», selon la salle qui devait accueillir l'événement.

Les artistes programmés, Osman Oztunc et Gokhan Tekin, «appartiennent clairement au milieu turc nationaliste et d'extrême droite et sont proches des Loups gris», un mouvement nationaliste turc radical, a déclaré le Premier ministre de l'État du Tyrol, Günther Platter, ajoutant qu'il «n'autoriserait pas l'importation au Tyrol de la campagne référendaire clivante de la Turquie».

Par ailleurs, le maire de Rotterdam a autorisé jeudi une manifestation de protestation contre la police néerlandaise, qui avait dispersé pendant le week-end des manifestants devant le consulat de Turquie à l'aide de chiens et de canons à eau.

Le rassemblement de samedi était né du refus par les Pays-Bas d'accueillir sur leur sol deux ministres turcs, qui désiraient s'exprimer lors de meetings politiques en faveur du président turc Recep Tayyip Erdogan.

La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir auprès de la diaspora turque le vote «oui» lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président turc Recep Tayyip Erdogan, a donné lieu ces dernières semaines à des passes d'armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes.

La Turquie, par la voie de son chef de la diplomatie, a menacé mercredi d'annuler unilatéralement le pacte migratoire de mars 2016 avec l'Union européenne, qui a permis de réduire considérablement les arrivées de migrants et de réfugiés en Europe et a soulagé en particulier l'Allemagne et sa chancelière.




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