Pays-Bas: un rejet de Geert Wilders enverrait un «signal» à Marine Le Pen

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Le politicien d'extrême droite Geert Wilders, lorsqu'il a voté.

Emmanuel DUNAND, archives AFP

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Une défaite du politicien d'extrême droite Geert Wilders au scrutin néerlandais aurait probablement une influence sur l'appui dont bénéficiera Marine Le Pen à l'élection présidentielle française, selon l'ambassadeur des Pays-Bas au Canada.

«Ils sont des alliés politiques, pour ainsi dire, alors si M. Wilders recueillait moins de votes que l'on s'y attendait pendant la campagne, cela pourrait avoir un impact sur les élections en France», a soutenu Henk van der Zwan en ce jour d'élections législatives dans son pays natal.

«Disons que cela pourrait envoyer un signal», a poursuivi le diplomate en entrevue avec La Presse canadienne dans les bureaux de l'ambassade des Pays-Bas, au centre-ville d'Ottawa, mercredi midi.

La popularité du candidat islamophobe et europhobe Geert Wilders s'est effritée dans le dernier droit de la campagne. Il a longtemps mené dans les sondages, mais au cours des derniers jours, le premier ministre sortant, Mark Rutte, a semblé reprendre du poil de la bête.

Le scrutin néerlandais est largement considéré comme un baromètre qui pourrait permettre d'évaluer où en est le sentiment populiste en Europe, quelques mois après le «Brexit», mais aussi, à environ un mois du premier tour de l'élection présidentielle française, qui se tiendra le 23 avril prochain.

L'ambassadeur van der Zwan a cependant souligné que les sondages réalisés au fil des années ont «systématiquement» démontré que les Néerlandais sont «pro-Union européenne plus que tout autre pays» sur le continent.

Les nouvelles semblaient bonnes pour le premier ministre néerlandais libéral Mark Rutte, mercredi.

Le site web Peilingwijzer, qui compile les données colligées par différentes maisons de sondages, prédit que son parti remportera entre 24 et 28 des 150 sièges de la chambre basse du Parlement.

Le Parti de la liberté, la formation menée par Geert Wilders, en décrocherait entre 19 et 23.

Le scrutin sera vraisemblablement suivi par des discussions pour former une nouvelle coalition entre plusieurs partis, étant donné qu'il est peu probable qu'une des 28 formations qui étaient sur les listes électorales obtienne la majorité.

Accord Canada-UE

Selon Henk van der Zwan, peu importe la composition du prochain gouvernement, il n'y a rien à craindre pour la ratification, par le Parlement néerlandais, de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'UE.

Le processus de ratification du traité de libre-échange - qui a été avalisé en février dernier par le Parlement européen à Bruxelles - devrait prendre environ un an aux Pays-Bas, estime l'ambassadeur.




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