France: Fillon «convaincu» que la justice l'innocentera

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Le candidat conservateur François Fillon alors qu'il quittait son domicile, ce matin, à Paris.

Christophe Ena, AP

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Agence France-Presse

Le candidat conservateur François Fillon s'est dit mercredi « convaincu » que la justice établira son « innocence » dans l'affaire d'emplois fictifs présumés de sa famille pour laquelle il a été inculpé, à moins de quarante jours de la présidentielle française.

« Je voudrais dire que je suis innocent, que ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et en ce moment même. Et je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence », a-t-il dit sur Radio Classique.

Le candidat de la droite, qui avait fait de la probité en politique un thème clé de sa campagne, a été inculpé mardi pour détournement de fonds publics dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs accordés à son épouse Penelope et deux de ses enfants.

Cette inculpation est une première pour un candidat majeur dans la course à la présidentielle.

M. Fillon, 63 ans, a de nouveau accusé mercredi « une instrumentalisation des affaires » pour le disqualifier et « un calendrier diabolique » avec une inculpation deux jours avant la clôture des candidatures à la présidentielle.

« Eh bien moi j'ai décidé de résister, je considère que ce calendrier exceptionnel, qui n'est pas celui d'un justiciable normal, me délivre de l'engagement que j'avais pris de ne pas être candidat » en cas d'inculpation, a-t-il dit.

« Céder, ça veut dire que désormais ce n'est pas le peuple français qui choisit son président, son programme, ce sont des officines, ce sont des manoeuvres », a ajouté l'ancien Premier ministre.

« Bien sûr que j'ai envisagé de renoncer. Plusieurs fois. Je ne suis pas une tête brûlée, je ne veux pas que les valeurs que je porte et que ma famille politique puissent en être handicapées. Je veux qu'on gagne cette élection », a-t-il déclaré, affirmant que les électeurs de son camp « ne veulent pas voir l'élection volée ».




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