Allemagne: le droite populiste axera sa campagne sur le rejet de l'islam

La leader de l'AfD Frauke Petry.... (Photo Odd Andersen, Agence France-Presse)

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La leader de l'AfD Frauke Petry.

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Agence France-Presse
Berlin

Le parti de droite populiste allemand Alternative pour l'Allemagne (AfD) mettra l'accent sur son rejet de l'islam et de l'immigration dans la campagne pour les législatives, selon son programme électoral présenté jeudi.

En vue du scrutin du 24 septembre, l'AfD réaffirme que, selon elle, «l'islam n'appartient pas à l'Allemagne», qui compte quelque 4,5 millions de musulmans.

Le parti, qui n'a cessé de radicaliser son discours depuis sa création il y a presque quatre ans, veut notamment faire interdire le port du voile dans les services publics, en particulier dans les écoles «selon le modèle français».

Il rejette également les minarets et les appels à la prière - qui n'existent quasiment pas en Allemagne -, car ce sont «des signes de la domination islamique», selon lui.

«Nous exigeons la déchéance de nationalité pour les migrants criminels», a aussi lancé la coprésidente du parti, Frauke Petry.

«Nous voulons laisser aux générations suivantes un pays qui soit encore reconnaissable comme notre Allemagne», résume l'AfD, qui souhaite une fermeture des frontières «pour mettre un terme immédiat à une immigration de masse non régulée».

Partant du principe que la majorité des réfugiés ne sont pas qualifiés professionnellement et vivront uniquement «de prestations sociales», le parti exclut toute forme de regroupement familial.

Les dirigeants de l'AfD prônent enfin la constitution d'une commission d'enquête parlementaire «pour que les responsables de l'immigration de masse tolérée à partir de septembre 2015 rendent des comptes», en référence à la décision d'Angela Merkel d'ouvrir son pays à des centaines de milliers de réfugiés.

L'AfD a prospéré avec l'arrivée en Allemagne d'un million de migrants en 2015 et 2016, entrant en force dans des parlements régionaux.

Son essor semble cependant s'être tassé, selon des sondages (11 % des intentions de vote), alors que le parti est miné par des querelles internes et des propos très controversés sur l'Holocauste de l'un de ses cadres.

Par ailleurs, la chancelière allemande a durci ces derniers mois sa politique migratoire, multipliant les mesures pour accélérer les expulsions de demandeurs d'asile déboutés.

L'entrée à la chambre des députés d'une formation comme l'AfD serait néanmoins sans précédent pour le pays depuis 1945.

Enfin, ce parti qui se veut aussi anti-élite et prorusse fera également campagne pour en finir avec l'euro et pour un référendum sur la poursuite de l'adhésion à l'UE.

Ce programme doit être adopté lors d'un congrès les 22 et 23 avril.




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