Russie: perquisition chez la journaliste d'opposition Zoya Svetova

Zoya Svetova... (Photo Alexander Nemenov, archives Agence France-Presse)

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Zoya Svetova

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Agence France-Presse
Moscou

Une perquisition était en cours mardi au domicile de l'une des principales journalistes d'opposition à Moscou, Zoya Svetova, a indiqué son mari Viktor Dziadko à l'AFP.

«Une dizaine de personnes participent à la perquisition», a-t-il précisé au cours d'une courte conversation au téléphone.

Membre de la Commission officielle de surveillance des prisons pendant plusieurs années, Zoya Svetova, 57 ans, a écrit de nombreux articles dénonçant les mauvais traitements et des cas de tortures dans les lieux de détention, sur la base de témoignages de prisonniers.

Connue pour son engagement en faveur des droits de l'Homme, elle est une chroniqueuse sévère du système judiciaire russe et a accusé à plusieurs reprises les autorités d'avoir condamné des innocents dans des procès montés de toutes pièces, dans des affaires d'espionnage ou à connotation politique.

Elle collabore régulièrement au site internet Russie ouverte (Open Russia) financé par l'opposant en exil et ancien oligarque Mikhaïl Khodorkovski, au magazine New Times et à la radio américaine Radio Svoboda (Radio Liberty).

«La perquisition chez Zoya Svetova, l'une des journalistes et défenseures des droits de l'Homme les plus respectées en Russie, suscite l'incompréhension et l'inquiétude», a aussitôt réagi le représentant à Moscou d'Amnesty International, Sergueï Nikitine.

Plusieurs militants de l'opposition, dont l'écrivain Lioudmila Oulitskaïa et l'ancien dissident soviétique Alexandre Podrabinek, se sont rendus au domicile de Mme Svetova, mais n'ont pas été autorisés à entrer, selon des journalistes de l'AFP sur place, alors que la perquisition durait depuis déjà plus de quatre heures.

«Il s'agit de faire pression sur elle. Elle fait un travail remarquable, elle a aidé énormément de gens...», a déclaré à l'AFP Lioudmila Oulitskaïa.

Lauréate à deux reprises du Prix Sakharov décerné par le Parlement européen, Zoya Svetova est la fille de deux dissidents et anciens prisonniers politiques de l'époque soviétique, Felix Svetov et Zoya Khrakhmalnikova. Elle est aussi la petite-fille de l'historien Grigori Fridland, fusillé en 1937 pendant les purges staliniennes.




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