France: nouvelle affaire de famille disparue mystérieusement

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Le domicile de la famille Troadec, dans un quartier pavillonnaire de la banlieue de Nantes.

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Agence France-Presse
Rennes

Quatre personnes d'une même famille, apparemment sans histoire, sont introuvables depuis onze jours dans l'ouest de la France, une affaire mystérieuse qui n'est pas sans rappeler celle d'une autre famille décimée en 2011.

Lundi, la justice française a annoncé que deux magistrats avaient été chargés d'enquêter sur la disparition de la famille Troadec, le père, la mère et deux enfants, un garçon de 21 ans et une fille de 18 ans. Leur mandat parle d'«homicides volontaires», d'«enlèvements» et de «séquestrations», a précisé la justice.

Au domicile de cette famille, une maison banale d'un quartier pavillonnaire de la banlieue de Nantes, les volets sont mi-clos et des rubans rouges de la police barrent l'entrée avec l'inscription «ne pas ouvrir».

«Les constatations de la police technique et scientifique ont permis de découvrir de nombreuses taches de sang, à l'étage, dans l'escalier et au rez-de-chaussée, dont certaines avaient été essuyées». «Le réfrigérateur était rempli de victuailles», selon un communiqué de la justice.

Dimanche, la justice avait déjà révélé que les «traces de sang retrouvées (dans la maison) appartiennent aux membres de la famille». «Il n'est pas possible à ce stade de déterminer avec précision le déroulement des faits», avait-elle ajouté.

Lundi, il a été précisé que les véhicules des parents avaient été retrouvés au domicile. En revanche, «le véhicule utilisé par (le fils) Sébastien Troadec, stationné devant la maison, a disparu», selon le communiqué.

«C'était quelqu'un de sympa mais discret», a confié à propos du père de famille, Pascal, né en 1966, un collègue de travail s'exprimant sous couvert d'anonymat. «Il ne parlait pas trop de sa vie personnelle ou de sa famille. C'était un gars tout à fait normal. Rien de particulier à signaler», a-t-il expliqué à l'AFP.

Pascal Troadec devait reprendre vendredi son travail dans une entreprise spécialisée dans la fabrication d'enseignes. Son épouse, Brigitte, née en 1967, est employée dans un centre des impôts et aurait dû y retourner lundi.

Le fils, né en 1996, est étudiant en informatique dans l'ouest de la France, la fille, Charlotte, née en 1998, étudie dans le centre-ouest. Leurs logements ont été perquisitionnés sans résultats apparents.

Selon une source proche du dossier et des voisins, le père a souffert de «troubles dépressifs par le passé». Le fils, lui, est décrit comme ayant «souffert de fragilités psychologiques».

L'affaire a fait la Une de plusieurs médias et certains rappellent qu'une autre affaire de disparition d'une famille, à quelques kilomètres de là, avait déjà en 2011 défrayé la chronique.

Le 21 avril de cette année-là, les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants, une famille qui semblait également sans histoire, avaient été découverts par la police, enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes. Ils avaient disparu depuis près de trois semaines. À ce jour, le père, Xavier, reste introuvable.




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