Turquie: le président Erdogan lance sa campagne référendaire

À deux mois du scrutin, le 16 avril, Recep... (PHOTO YASIN BULBUL, AFP/FOURNIE PAR LE BUREAU DU PRÉSIDENT)

Agrandir

À deux mois du scrutin, le 16 avril, Recep Tayyip Erdogan a tenu son premier rassemblement à Kahramanmaras, même si la campagne a dans les faits débuté depuis plusieurs jours pour tenter de convaincre les Turcs de dire « oui » à cette réforme controversée.

PHOTO YASIN BULBUL, AFP/FOURNIE PAR LE BUREAU DU PRÉSIDENT

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
ISTANBUL

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a enjoint vendredi ses partisans de se lancer dans la bataille pour le référendum sur une révision constitutionnelle renforçant ses pouvoirs qui, a-t-il soutenu, apportera plus de stabilité à la Turquie.

À deux mois du scrutin, le 16 avril, M. Erdogan a tenu son premier rassemblement à Kahramanmaras, même si la campagne a dans les faits débuté depuis plusieurs jours pour tenter de convaincre les Turcs de dire « oui » à cette réforme controversée.

« Nous sommes à la veille d'une décision historique », a souligné M. Erdogan. « La Turquie connaîtra un soir de réforme le 16 avril », a prédit le président turc, qui prononcera des discours dans plusieurs villes du sud-est au cours du week-end.

Alors que le référendum s'annonce serré, M. Erdogan a demandé à ses partisans de « frapper à toutes les portes » pour convaincre les millions d'indécis qui feront pencher le résultat.

La réforme constitutionnelle voulue par M. Erdogan déchaîne les passions en Turquie. Son examen au Parlement avait donné lieu à des rixes d'une rare violence.

Aux termes du texte, le pouvoir exécutif, essentiellement détenu par le premier ministre, serait transféré au président, lequel pourrait en outre intervenir directement dans le domaine judiciaire.

Les dirigeants turcs estiment qu'une telle mesure est nécessaire pour doter la Turquie d'un capitaine fort, à même de faire face aux défis économiques et sécuritaires.

Mais ses opposants soutiennent que la réforme accorderait trop de pouvoirs à M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire, notamment depuis une tentative de putsch en juillet.

Le président turc a vivement rejeté ces accusations et affirmé que « leur objection n'est pas au système, mais à la nation. Ceux-là ne sont pas contre Tayyip Erdogan, mais contre la nation ».

« Le système présidentiel n'est pas quelque chose que je veux pour moi », a-t-il insisté. « Qui suis-je ? Rien qu'un mortel ».




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer