Turquie: premier procès de soldats putschistes présumés

Les militaires sont jugés par un tribunal en... (PHOTO YASIN AKGUL, AFP)

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Les militaires sont jugés par un tribunal en face de la prison de Silivri, en lisière d'Istanbul, où un important dispositif de sécurité a été déployé.

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Agence France-Presse
SILIVRI

Le premier procès de soldats accusés d'avoir pris part à Istanbul à la tentative de coup d'État en juillet s'est ouvert lundi, plus de 60 militaires turcs étant jugés pour avoir essayé de s'emparer d'un aéroport.

Au total, 62 soldats, dont 28 officiers et sous-officiers en détention provisoire, sont accusés d'avoir tenté, dans la nuit du 15 au 16 juillet, de prendre le contrôle de l'aéroport international Sabiha Gökçen d'Istanbul. Ils risquent chacun trois peines de prison à perpétuité.

Les militaires sont jugés par un tribunal en face de la prison de Silivri, en lisière d'Istanbul, où un important dispositif de sécurité a été déployé, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le procès a démarré avec la lecture par le président du tribunal Ali Oztürk de l'identité des accusés et des faits qui leur sont reprochés, selon l'agence de presse Dogan.

Selon M. Oztürk, cité par Dogan, plusieurs soldats jugés en comparution libre n'ont pu être convoqués car ils participent actuellement aux opérations militaires turques contre un bastion du groupe État islamique dans le nord de la Syrie.

Les procédures judiciaires lancées après le putsch avorté sont d'une ampleur sans précédent en Turquie, où plus de 43 000 personnes ont été arrêtées dans des purges engagées après le 15 juillet et l'instauration de l'état d'urgence.

Un tribunal a condamné au début du mois de janvier à de la prison à vie deux gendarmes reconnus coupables d'implication dans la tentative de putsch, premier jugement du genre.

La tentative de coup d'État est imputée par Ankara au prédicateur islamiste Fethullah Gülen, installé aux États-Unis, qui nie catégoriquement toute implication.

Au-delà des putschistes présumés, les purges engagées après le 15 juillet visent les milieux prokurdes et les médias, ce qui a conduit des ONG à accuser le pouvoir de profiter de l'état d'urgence pour étouffer toute voix critique.

L'ampleur de ces mesures suscite aussi l'inquiétude de l'Occident, notamment de l'Union européenne, dont les relations avec la Turquie se sont dégradées ces derniers mois.




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