Prolongation de trois mois de l'état d'urgence en Turquie

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Sur cette photo prise le 16 juillet dernier, des soldats turcs brandissent des armes, alors que des partisans du président Erdogan manifestent au carré Taksim, à Istanbul. L'état d'urgence est instauré depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet.

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Agence France-Presse
Istanbul

Le Parlement turc a approuvé mardi une prolongation de trois mois de l'état d'urgence instauré après une tentative de putsch en juillet, une décision qui intervient trois jours après un attentat meurtrier dans une discothèque d'Istanbul.

L'état d'urgence, qui a conduit notamment à l'arrestation de plus de 41 000 personnes et suscité l'inquiétude de l'Union européenne, avait déjà été prolongé une première fois et devait prendre fin le 19 janvier.

L'attentat commis la nuit du réveillon du Nouvel An au Reina, l'une des plus célèbres boîtes de nuit de la métropole turque, a fait 39 morts, pour la plupart des étrangers. L'assaillant présumé est en fuite.

Le gouvernement turc, qui avait demandé au Parlement une prolongation de l'état d'urgence, a expliqué qu'elle était nécessaire pour éradiquer l'influence au sein des institutions turques de la mouvance du prédicateur turc Fethullah Gülen, ennemi juré du président Recep Tayyip Erdogan. Fethullah Gülen a démenti être à l'origine du coup d'État manqué de juillet comme l'en accuse le gouvernement turc.

L'état d'urgence donne des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour licencier des fonctionnaires et fermer des associations et groupes de médias. Il permet aussi aux autorités de prolonger la détention de personnes sans avoir été inculpées.

Fin 2016, Recep Tayyip Erdogan avait prévenu l'Union européenne qu'il pourrait prolonger en janvier d'encore au moins trois mois l'état d'urgence, relevant que la France, frappée par une série d'attentats, avait fait de même.

Le président turc avait aussi alors affirmé qu'il promulguerait le rétablissement de la peine capitale abolie en 2004 si les députés le votaient, en dépit de mises en garde des dirigeants européens, qui jugent cette mesure incompatible avec une adhésion à l'UE.




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