Un journaliste américain a été détenu deux jours en Turquie

Dion Nissenbaum, 49 ans, est correspondant à Istanbul du Wall... (PHOTO PATRICK T. FALLON, ARCHIVES BLOOMBERG)

Agrandir

Dion Nissenbaum, 49 ans, est correspondant à Istanbul du Wall Street Journal.

PHOTO PATRICK T. FALLON, ARCHIVES BLOOMBERG

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
ANKARA

La police turque a détenu pendant plus de deux jours un journaliste américain, correspondant à Istanbul du Wall Street Journal sans lui donner le droit d'avoir accès à un avocat, a rapporté samedi le journal américain, s'inquiétant des atteintes à la liberté de la presse en Turquie.

Dion Nissenbaum, 49 ans, a été arrêté mardi par la police à son domicile à Istanbul sous l'accusation d'avoir violé l'interdiction de publier des images d'une vidéo du groupe État islamique (EI), a indiqué le journal sur son site internet.

Le journaliste a été détenu pendant deux jours et demi en étant privé de tout accès à des avocats et de tout contact avec des membres de sa famille, a ajouté le Wall Street Journal qui n'a pas «pu déterminer» pendant deux jours le lieu où il se trouvait.

Dion Nissenbaum a été relâché vendredi matin et a depuis quitté la Turquie pour les États-Unis en compagnie de sa famille, a précisé le journal.

Le journaliste a indiqué qu'il avait été «bien traité» au cours de son séjour dans un centre de détention près d'Istanbul.

Le rédacteur en chef du Wall Street Journal Gerard Baker a souligné que bien que la rédaction ait été «soulagée d'apprendre que Dion avait été libéré indemne après près de trois jours (de détention)», elle n'en demeure pas moins «indignée» par sa détention «sans aucun contact avec sa famille, un avocat et des collègues».

Les policiers en civil qui ont arrêté le journaliste lui ont dit qu'il serait expulsé, d'après ce qu'a entendu un autre collaborateur du Wall Street Journal qui était à ce moment-là au téléphone avec Dion Nissenbaum. Cette menace a ensuite été levée.

La police d'Istanbul n'a fait aucun commentaire sur les informations du Wall Street Journal.

Le WSJ n'a fourni aucun détail concernant la vidéo incriminée. La semaine dernière, les djihadistes de l'État islamique ont publié une vidéo montrant deux soldats turcs présumés, capturés en Syrie, en train d'être brûlés vifs. Ankara avait déclaré mardi ne pas avoir encore authentifié cette vidéo.

Selon la Plateforme P24 pour l'Indépendance du Journalisme, 118 journalistes ont été arrêtés sous le régime d'état d'urgence imposé en Turquie après la tentative de putsch du 15 juillet contre le président Recep Tayyip Erdogan.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer