France: le candidat à la présidence Manuel Valls enfariné

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Un homme d'une trentaine d'années est parvenu à s'approcher par-derrière de Manuel Valls (à gauche), qui s'apprêtait à entrer dans un café pour rencontrer élus et sympathisants. Après avoir pris à partie l'ex-premier ministre sur une de ses propositions-chocs en matière constitutionnelle, il lui a lancé de la farine.

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Agence France-Presse
STRASBOURG

L'ancien premier ministre français Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle l'an prochain, a été enfariné jeudi par un opposant lors d'un déplacement de campagne à Strasbourg (est), a constaté un journaliste de l'AFP.

Un homme d'une trentaine d'années est parvenu à s'approcher par-derrière du candidat, qui s'apprêtait à entrer dans un café pour rencontrer élus et sympathisants. Après avoir pris à partie l'ex-premier ministre sur une de ses propositions-chocs en matière constitutionnelle, il lui a lancé de la farine.

Manuel Valls est resté impassible, s'essuyant le visage avec un mouchoir avant d'entrer dans l'établissement.

L'ancien premier ministre, qui est en concurrence avec six autres candidats pour la primaire de gauche en janvier, a provoqué la stupeur la semaine dernière en proposant de supprimer un article de la Constitution, le « 49-3 », qui permet l'adoption d'un texte sans avoir recours au vote à l'Assemblée nationale.

Or M. Valls, lorsqu'il était chef du gouvernement, a utilisé à plusieurs reprises cette arme constitutionnelle controversée, en particulier pour imposer une loi décriée sur la réforme du droit du travail. Cette dernière grande réforme du mandat du président François Hollande, adoptée à l'été, a provoqué de nombreuses manifestations et grèves pendant plus de trois mois.

« 49.3 On n'oublie pas ! On n'oublie pas ! », a lancé l'auteur de l'incident, qui a été interpellé dans la foulée par la police.

Persuadé d'être le seul à pouvoir « rassembler la gauche », Manuel Valls, 54 ans, a démissionné de ses fonctions début décembre pour se lancer dans la course à l'investiture quelques jours après le renoncement de l'impopulaire François Hollande à briguer un second mandat.

Le socialiste a réagi avec philosophie sur son compte Twitter officiel.




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