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Berlin dénonce les amalgames après des agressions sexuelles imputées à des réfugiés

Vendredi, un demandeur d'asile afghan de 17 ans... (photo Vincent Kessler, archives REUTERS)

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Vendredi, un demandeur d'asile afghan de 17 ans a été interpellé à Fribourg (sud-ouest), soupçonné d'avoir tué et violé une étudiante, le 15 octobre. Ci-dessus, une femme s'arrête pour regarder le mémorial improvisé en l'honneur de la jeune femme de 19 ans tuée à l'automne, le 6 décembre.

photo Vincent Kessler, archives REUTERS

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Agence France-Presse
BERLIN

Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur ont appelé mercredi à éviter toute condamnation en bloc des réfugiés après deux délits sexuels imputés à des migrants en Allemagne, dénoncés par la droite populiste.

« De tels délits sont évidemment dramatiques et doivent être poursuivis. (...) Mais pour autant, il ne faut pas tirer des conclusions sur l'ensemble d'un groupe qui recherche une protection » en Allemagne, a déclaré la chancelière à la chaine d'information en continu n-tv.

« Nous devons faire cette différence comme nous le faisons pour d'autres délits terribles », a ajouté Mme Merkel, qui était interrogée sur deux affaires récentes très médiatisées en Allemagne.

Vendredi, un demandeur d'asile afghan de 17 ans a été interpellé à Fribourg (sud-ouest), soupçonné d'avoir tué et violé une étudiante. Et mardi, la police de Bochum (ouest) a annoncé l'arrestation d'un réfugié irakien de 31 ans, soupçonné d'avoir violé une étudiante et tenté d'abuser d'une autre.

« Ce sont des cas isolés graves » et des « peines lourdes sont nécessaires », a estimé le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, insistant toutefois sur le fait que le taux de criminalité parmi les réfugiés n'était pas plus élevé que dans le reste de la population, selon un rapport de ses services paru en octobre.

Fribourg et Bochum « n'autorisent aucune généralisation », a renchéri le patron d'un syndicat de policiers GdP, Oliver Malchow.

« La tâche de la police, c'est d'examiner avec précision les éléments et pas de susciter de nouvelles peurs », a-t-il dit, alors que mardi, le patron d'un autre syndicat policier, DPolG, Rainer Wendt, avait estimé que la victime de Fribourg « et beaucoup d'autres auraient pu être évitées si notre pays avait été préparé aux dangers qui vont de pair avec une immigration massive ».

Le parti de droite populiste Alternative pour l'Allemagne (AfD) a lui dénoncé « l'arrivée incontrôlée de centaines de milliers de jeunes hommes issus de cultures islamo-patriarcales ».

L'Allemagne a accueilli 890 000 demandeurs d'asile en 2015. Cette politique d'accueil voulue par Mme Merkel a conduit à une poussée de l'AfD, notamment après les agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne (ouest) contre des centaines de femmes, commises selon la police pour l'essentiel par des migrants et qui avaient choqué le pays.

Face au mécontentement grandissant, Mme Merkel, qui brigue en 2017 un quatrième mandat, a donné un tour de vis à sa politique d'accueil et durci son discours en matière d'immigration.




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