Le portail Arbeit macht frei volé au camp de Dachau retrouvé en Norvège

Le portail portant l'inscription Arbeit macht frei (le... (Photo MICHAEL DALDER, archives Reuters)

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Le portail portant l'inscription Arbeit macht frei (le travail rend libre) a été dérobé fin 2014 dans l'ancien camp de concentration nazi de Dachau.

Photo MICHAEL DALDER, archives Reuters

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Agence France-Presse
BERLIN

Le portail portant l'inscription Arbeit macht frei - le travail rend libre - dérobé fin 2014 dans l'ancien camp de concentration nazi de Dachau en Allemagne vient « très probablement » d'être retrouvé en Norvège, a annoncé vendredi la police bavaroise.

« Alertée par un renseignement anonyme, la police de Bergen a trouvé et saisi une porte en fer forgé avec cette inscription connue », a indiqué la police allemande, photo à l'appui, sans évoquer d'éventuels suspects.

Au vu des clichés transmis par les enquêteurs norvégiens, la police allemande estime qu'il s'agit bien du portail de Dachau dérobé par des inconnus dans la nuit du 1er au 2 novembre 2014, un acte alors qualifié « d'abominable » par la chancelière Angela Merkel.

« Les circonstances de la découverte sont en train d'être établies par la police des deux pays », a indiqué la police bavaroise.

La police criminelle de Fürstenfeldbruck avait offert, en vain, 10 000 euros (14 000 $) de récompense pour retrouver l'objet d'environ 2 mètres sur 1 mètre, pesant une centaine de kilos.

Le ou les voleurs, qui n'ont jamais été identifiés, avaient dû escalader la porte principale du site, qui est surveillé par des agents de sécurité, mais ne comporte pas de système d'alarme, avant de décrocher le portail arborant la funeste inscription et de le charger dans un véhicule.

Situé à quelques kilomètres de Munich, dans la paisible cité de Dachau, le camp de concentration a été ouvert il y a 80 ans, le 22 mars 1933, soit moins de deux mois après l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie. Premier camp qui servit ensuite de modèle, il fut d'abord destiné à l'incarcération des prisonniers politiques.

Plus de 206 000 prisonniers venus de plus de 30 pays y ont été détenus dont l'ancien premier ministre français, Léon Blum, qui était juif. Plus de 41 000 d'entre eux y furent tués, ou moururent d'épuisement, de faim ou de maladie avant que le camp ne soit libéré par les Américains, le 29 avril 1945. Le camp accueille chaque année quelque 800 000 visiteurs du monde entier.

En décembre 2009, l'inscription métallique originale Arbeit macht frei avait été dérobée à l'entrée de l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne. L'instigateur du vol, un ancien leader néonazi suédois de 34 ans, Anders Högström, avait été condamné en décembre 2010 à 2 ans et 8 mois de prison. Retrouvée scindée en trois morceaux, l'inscription avait été ressoudée en 2011.

Ce vol avait suscité de très vives réactions à travers le monde.




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