France: peines de prison pour avoir battu à mort une fille de 5 ans

La mère de la fillette, Cécile Bourgeon (à... (Photo AFP)

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La mère de la fillette, Cécile Bourgeon (à gauche sur la photo), 29 ans a été acquittée partiellement du chef de violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

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Agence France-Presse

La justice française a condamné vendredi à 5 ans et 20 ans de prison respectivement la mère de la petite Fiona, une fillette battue à mort en 2013, et son concubin qui a été reconnu coupable des coups mortels.

La cour d'assises du Puy-de-Dôme (centre) a rendu son verdict vendredi soir au terme de deux semaines de procès de ce couple de toxicomanes, responsables du calvaire de la fillette de 5 ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé, mais dont le sort avait bouleversé le pays.

La mère de la fillette, Cécile Bourgeon, 29 ans a été acquittée partiellement du chef de violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Contre toute attente, elle n'a été condamnée que pour quatre chefs, notamment «non-assistance à personne en danger» et «dénonciation de crime imaginaire», pour avoir monté le scénario de la disparition de sa fille dans un parc de Clermont-Ferrand le 12 mai 2013.

Mais la cour a prononcé le retrait de l'autorité parentale sur ses deux autres enfants.

Son ex-compagnon Berkane Makhlouf, 35 ans, a lui été reconnu coupable de coups mortels aggravés, et condamné à 20 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté des deux tiers.

L'avocat général, décrivant un «couple infernal», un homme et une femme «unis dans la violence», avait requis 30 ans de réclusion criminelle, la peine maximale, à l'encontre des deux accusés.

Ils ont quitté le box sans exprimer de réaction.

Le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, avait quant à lui quitté la salle d'audience sitôt le verdict proclamé.

Les ex-concubins avaient fait croire à un enlèvement pendant des mois, avant d'avouer la mort de Fiona dont le corps n'a jamais été retrouvé, ce qui n'a pas permis de déterminer précisément les causes du décès.

La défense n'avait eu de cesse de plaider l'accident domestique, et Berkane Makhlouf avait nié avoir porté les coups mortels, dont l'accusait Cécile Bourgeon.

Mais l'avocat général avait estimé que «le comportement de ce couple, le scénario macabre, la mise en scène de la disparition (allaient) à l'encontre de la thèse accidentelle».

Le verdict a été accueilli avec colère par une cinquantaine de personnes, qui attendaient la sortie du fourgon pénitentiaire et ont injurié copieusement la mère de Fiona.

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