France: une femme tuée dans une maison de retraite pour religieux

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L'hypothèse terroriste n'est à ce stade pas privilégiée, alors que la France est frappée depuis près de deux ans par une vague d'attentats djihadistes sans précédent.

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Agence France-Presse
MONTFERRIER-SUR-LEZ

Un important dispositif de recherche était déployé dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud de la France pour retrouver un homme soupçonné d'avoir tué une employée d'une maison de retraite pour religieux.

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Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret.

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Peu avant 2 h GMT (21 h au Québec), un hélicoptère survolait la zone en éclairant le sol avec un large faisceau lumineux pour traquer cet homme qui a fait irruption, cagoulé et armé, jeudi soir dans la maison de retraite «Les Chênes verts», un établissement pour religieux et religieuses appartenant à la Société des Missions africaines (SMA), situé à Montferrier-sur-Lez, près de Montpellier.

«En l'état de l'enquête, aucun élément ne permet de caractériser les motivations» du meurtrier, a déclaré à la presse le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. L'hypothèse terroriste n'est à ce stade pas privilégiée, a par ailleurs avancé une source proche de l'enquête, alors que la France est frappée depuis près de deux ans par une vague d'attentats djihadistes sans précédent. Ces attaques ont fait 238 morts, dont un prêtre tué en pleine messe fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen.

Selon les premiers éléments, peu avant 21 h GMT (16 h au Québec) jeudi, «un individu seul, encagoulé et armé d'un couteau et d'un fusil à canon scié, a fait irruption dans la maison de retraite», ont affirmé des sources proches de l'enquête, précisant que ses motivations étaient pour l'heure «inconnues». Le profil de l'homme n'était pas connu dans l'immédiat.

«Une femme travaillant dans cette maison de retraite a appelé les gendarmes, en disant avoir été attaquée par un homme», a relaté M. Barret. Cette femme - une employée de l'établissement, ligotée et bâillonnée, mais qui a réussi à se libérer pour donner l'alerte, selon une source proche du dossier - a été retrouvée par les gendarmes «saine et sauve, mais très choquée», a ajouté le magistrat.

En revanche, une autre femme a été retrouvée morte par les gendarmes à leur arrivée, a ajouté le procureur, sans dire comment elle avait été tuée. Une source proche de l'enquête a précisé à l'AFP qu'après l'avoir ligotée, l'homme a tué à l'arme blanche cette autre employée.

L'unité spéciale de la gendarmerie déployée sur place a fouillé le bâtiment jusqu'à 23 h 30 (18 h 30 au Québec). Un dispositif de recherches a été mis en place par les gendarmes pour retrouver l'assaillant en fuite.

Tous les pensionnaires indemnes

Auparavant, cinquante-neuf résidents de l'établissement avaient été mis en sécurité. «Les gendarmes ont veillé à l'intégrité phyique et à la présence de tous les pensionnaires», a déclaré M. Barret: «aucun d'entre eux n'a été blessé ou malmené, [...] tous les pensionnaires sont indemnes».

«Notre prière s'élève cette nuit pour celle qui a perdu la vie dans cette attaque d'une maison de retraite de religieux», a réagi sur Twitter le secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau Dumas. «Notre prière rejoint aussi celle de ces missionnaires attaqués [...]. Que Dieu donne à tous sa paix», a-t-il ajouté.

Cette maison de retraite située près de Montpellier est un établissement pour religieux et religieuses appartenant à la Société des Missions africaines.

Une soixantaine d'anciens missionnaires d'Afrique ainsi que six ou sept laïcs et six ou sept religieuses y sont accueillis, selon le maire de Montferrier-sur-Lez Michel Fraysse.

Vers 1 h GMT (20 h au Québec), une quinzaine de véhicules de police et de gendarmerie et une dizaine de véhicules de pompiers étaient postés à quelques centaines de mètres de l'établissement, a constaté un correspondant de l'AFP.

Un vaste périmètre de sécurité était déployé autour de l'établissement, s'étendant à plusieurs centaines de mètres, notamment jusqu'à une petite zone artisanale en bordure de la route menant à Montpellier.

Des unités d'élite de la police et de la gendarmerie étaient également sur place.

La Société des missions africaines est une communauté de missionnaires catholiques européens, africains et asiatiques, qui compte un millier de membres, prêtres et laïcs, selon son site internet.

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