Le député néerlandais Geert Wilders: « Je ne suis pas raciste »

S'adressant à ses trois juges, Geert Wilders a plaidé... (photo Peter Dejong, AP)

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S'adressant à ses trois juges, Geert Wilders a plaidé son innocence : « si vous me jugez coupable, c'est la moitié des Pays-Bas que vous jugez coupable ».

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Agence France-Presse
LA HAYE

Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders, accusé d'incitation à la haine pour avoir promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas, a assuré mercredi ne pas être « raciste » dans un discours qui a clôturé son procès.

« Je suis seul devant vous aujourd'hui, mais je ne suis pas seul : des millions de personnes sont d'accord avec moi, des gens normaux qui veulent récupérer leur pays », a affirmé l'homme politique devant le tribunal de Schiphol, près d'Amsterdam, assurant : « Je ne suis pas raciste ».

S'adressant à ses trois juges, il a plaidé son innocence : « si vous me jugez coupable, c'est la moitié des Pays-Bas que vous jugez coupable », lors de la fin de son procès retransmis en direct sur l'internet.

« Beaucoup de Néerlandais perdront alors leurs derniers lambeaux de confiance en l'État de droit », a-t-il affirmé, évoquant les élections législatives de mars pour lesquelles son Parti pour la Liberté (PVV) est placé en deuxième place dans les sondages.

Geert Wilders, 53 ans, s'est rendu au tribunal pour le dernier après-midi d'audience après avoir snobé son procès pendant trois semaines, dénonçant une procédure « politique ».

Jeudi, l'avocat représentant les victimes reconnues dans cette affaire avait assuré que « seule la loi peut protéger les minorités » : le procès n'est pas un procès politique, a-t-il affirmé, mais « un procès criminel contre un mal, appelé la discrimination ».

Il est poursuivi pour des propos tenus lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye. Il avait demandé à ses militants s'ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ».

Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger ».

Jeudi, le parquet néerlandais avait requis une amende de 5000 euros (environ 7000 $ CAN), assurant que l'homme politique avait « insulté les Marocains ».

« La liberté d'expression est l'unique liberté qu'il me reste », a affirmé l'homme politique, sous protection policière depuis l'assassinat en 2004 du réalisateur controversé et virulent critique de l'islam Théo van Gogh.

Le verdict est attendu le 9 décembre.

Il s'agit du second procès de ce type pour Geert Wilders. Il avait été relaxé en 2011, le tribunal ayant conclu que ses remarques visaient une religion, et non un groupe spécifique de personnes.

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