Jean-Marie Le Pen restera président d'honneur du Front national

Jean-Marie Le Pen, 88 ans, qui a cofondé... (photo PHILIPPE LOPEZ, archives AFP)

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Jean-Marie Le Pen, 88 ans, qui a cofondé le FN en 1972 et l'a présidé pendant 40 ans, en avait été exclu en raison de ses dérapages racistes répétés allant à l'encontre de la volonté de sa fille Marine de lisser l'image du parti, dont elle a pris les rênes en 2011.

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Agence France-Presse
NANTERRE

Le chef historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, pourra continuer à participer aux réunions du Front national (FN) en tant que président d'honneur, a décidé jeudi la justice, tout en validant son exclusion du parti.

Le vieux tribun, 88 ans, qui a cofondé le FN en 1972 et l'a présidé pendant 40 ans, en avait été exclu en raison de ses dérapages racistes répétés allant à l'encontre de la volonté de sa fille Marine de lisser l'image du parti, dont elle a pris les rênes en 2011.

Les juges du tribunal de Nanterre, près de Paris, ont validé jeudi cette exclusion, mais ils ont estimé que cela ne privait pas Jean-Marie Le Pen de son titre de président d'honneur du parti.

« En conséquence », il « devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances » dirigeantes du parti et pourra y participer « sous astreinte de 2000 euros (2870 $) par infraction constatée », écrivent-ils dans leur décision.

Le Front national est en outre condamné à verser 15 000 euros (près de 22 000 $) à son fondateur, notamment pour lui avoir interdit depuis plus d'un an d'exercer ses fonctions de président d'honneur.

L'exclusion de M. Le Pen en tant que membre « n'a pas d'importance et tout ce qui compte c'est la qualité de président d'honneur », « nous considérons ça comme une victoire pour M. Le Pen », a commenté son avocat Frédéric Joachim.

Depuis qu'elle a pris les rênes du FN, Marine Le Pen tente de normaliser l'image du parti. Dans le cadre de cette stratégie dite de « dédiabolisation », elle a peu à peu pris ses distances avec son père, condamné à plusieurs reprises pour ses déclarations racistes ou antisémites.

La rupture a été définitive en avril 2015, quand l'octogénaire a de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a valu une nouvelle condamnation.

À l'été 2015, Marine Le Pen l'a fait exclure du FN à l'issue d'un long bras de fer qui lui a valu de perdre trois premières manches judiciaires contre son père.

Sous la direction de Marine Le Pen, le FN n'a cessé de progresser dans les urnes et, selon tous les sondages, elle est assurée de se qualifier pour le second tour de la présidentielle de 2017. Jeudi, le premier ministre Manuel Valls a même jugé « possible » qu'elle remporte le second tour.

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