La Turquie pourrait lancer une opération terrestre en Irak si elle est menacée

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«S'il y a une menace contre la Turquie, nous utiliserons tous nos moyens, y compris une opération terrestre (...) pour éliminer cette menace», a da affirmé mardi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

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Agence France-Presse
ISTANBUL

La Turquie pourrait lancer une opération terrestre dans le nord de l'Irak, où une offensive contre le groupe Etat Islamique est en cours, pour éliminer toute «menace» contre ses intérêts, a affirmé mardi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

«S'il y a une menace contre la Turquie, nous utiliserons tous nos moyens, y compris une opération terrestre (...) pour éliminer cette menace», a déclaré M. Cavusoglu, interrogé par la chaîne de télévision Kanal 24 sur l'éventualité d'une opération terrestre de la Turquie depuis sa base de Bachiqa, dans le nord de l'Irak.

«C'est notre droit le plus naturel», a-t-il ajouté.

La Turquie se dit menacée par la présence dans le nord de l'Irak de l'EI et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée «terroriste» par Ankara.

Ankara demande avec insistance à être associé à l'offensive en cours contre la ville de Mossoul, fief de l'EI, ce que Bagdad ne voit pas d'un bon oeil.

La Turquie affirme que son artillerie à Bachiqa a bombardé des cibles de l'EI à la demande des peshmergas kurdes qui participent à l'opération de Mossoul, ce que dément le gouvernement irakien.

Des centaines de soldats turcs sont présents sur la base de Bachiqa, officiellement envoyés pour entraîner des volontaires sunnites en vue d'une reconquête de Mossoul. Les autorités irakiennes ont dénoncé une «force d'occupation».

La Turquie redoute également la consolidation des positions dans le nord de l'Irak, notamment dans la région de Sinjar, du PKK, qui mène une guérilla sanglante contre Ankara depuis plus de 30 ans.

L'aviation turque bombarde déjà régulièrement les positions du PKK dans les monts Kandil, base arrière du groupe rebelle en Irak, à la frontière avec la Turquie.

Rappelant que la Turquie avait lancé en août une opération terrestre contre l'EI dans le nord de la Syrie, le ministre a déclaré que son pays était prêt à faire de même en Irak: «Si, à Sinjar ou dans d'autres régions (irakiennes), la menace se renforce, alors nous utiliserons toute notre force» pour l'éliminer, a insisté M. Cavusoglu.

L'opération turque dans le nord de la Syrie vise à soutenir les rebelles de l'opposition syrienne et à chasser l'EI de sa frontière, mais aussi à empêcher la jonction des zones contrôlées par les milices kurdes YPG dans le nord de la Syrie.

Réclamant à nouveau le retrait des YPG de la ville de Minbej, dans le nord de la Syrie, M. Cavusoglu a menacé de «les en faire sortir par nos propres moyens».

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