Un avion de la Défense française s'écrase à Malte: 5 morts

L'avion s'est écrasé quelques secondes après son décollage... (photo AP)

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L'avion s'est écrasé quelques secondes après son décollage vers 7h20 (1h20 à Montréal). L'aéroport a été fermé jusqu'à nouvel ordre.

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Matthew XUEREB
Agence France-Presse
LA VALETTE

Un avion effectuant des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le ministère français de la Défense s'est écrasé lundi matin à Malte, tuant les cinq Français se trouvant à son bord, ont annoncé des responsables.

L'avion, un Fairchild Metroliner Mark III enregistré aux États-Unis et loué par la société luxembourgeoise CAE Aviation, a décollé vers 7 h 20 (1 h 20 à Montréal), mais a piqué vers le sol quelques secondes plus tard, s'écrasant dans une boule de feu sur la route faisant le tour du périmètre de l'aéroport.

Il effectuait des missions de reconnaissance en Méditerranée, selon un communiqué du ministère français de la Défense, qui a refusé de préciser la destination de l'avion ou l'objet de sa mission de reconnaissance.

À son bord se trouvaient trois personnes relevant du ministère - mais « pas tous » militaires, selon l'entourage du ministre Jean-Yves Le Drian - et deux salariés d'un contractant privé, a précisé le ministère sans confirmer qu'ils étaient tous Français.

À Malte, le gouvernement a cependant annoncé dans un communiqué que les dépouilles de cinq hommes français avaient été retrouvées sur le lieu du drame.

Selon un ancien haut responsable des services de renseignement français, le ministère de la Défense fait appel depuis plusieurs années à la CAE Aviation, pour des missions communes ou séparées. Ces avions peuvent faire de l'imagerie, de l'interception de communication et de la surveillance.

En 2011, la France a été à la pointe de l'intervention en Libye, juste au sud de Malte, qui a conduit à la chute et à la mort de Mouammar Khadafi, plongeant le pays dans une période de chaos dont il peine à sortir.



Forces spéciales en Libye

Paris a confirmé en juillet que des membres de ses forces spéciales étaient engagés en Libye, après la mort de trois militaires dans un accident d'hélicoptère dans l'est.

Ces militaires effectuaient une « mission de reconnaissance » auprès des forces du général Haftar, qui conteste l'autorité du gouvernement libyen internationalement reconnu (GNA) à Tripoli.

Selon la presse, des troupes américaines et britanniques aident pour leur part le GNA à reprendre Syrte aux combattants du groupe État islamique (EI).

Le gouvernement maltais a pour sa part affirmé, avant le communiqué français, que le vol « faisait partie d'une opération de surveillance menée depuis cinq mois par les douanes françaises pour repérer les routes de trafics d'êtres humains et de drogues en particulier ».

Il s'agissait d'un vol local et l'avion devait revenir à Malte au bout de quelques heures, « sans atterrir dans un pays tiers », a ajouté le communiqué maltais.

Plusieurs enquêtes ont été lancées pour tenter de déterminer les causes du drame.

« Des informations officielles, des images et des témoins, dont trois militaires maltais se trouvant dans les casernes alentour et deux pilotes civils ont clairement indiqué qu'il n'y avait pas eu d'explosion avant l'impact », a assuré le gouvernement.

L'aéroport international de Malte, une destination touristique prisée à l'automne, a été fermé après l'écrasement, mais le terminal n'a pas été évacué et les vols ont repris en fin de matinée.

Deux vols au départ de Malte ont dû être annulés tandis que les autres ont accusé plusieurs heures de retard. En revanche, 13 vols ont été détournés en direction de la Sicile, pour la plupart vers Palerme.

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