Moscou dénonce l'«hystérie russophobe» de Boris Johnson

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Boris Johnson (photo) a déclaré mardi devant les députés britanniques qu'il «voudrait voir des manifestations devant l'ambassade de Russie», regrettant que face aux raids aériens menés par Moscou contre Alep, deuxième ville syrienne, les «capacités d'indignation s'épuisent» dans le monde.

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Agence France-Presse
Moscou

Le ministère russe de la Défense a dénoncé mercredi l'«hystérie russophobe» du chef de la diplomatie britannique Boris Johnson qui a appelé à manifester devant l'ambassade de Russie à Londres pour protester contre le rôle de Moscou en Syrie.

«L'hystérie russophobe alimentée régulièrement par certains membres de l'establishment britannique ne peut plus être prise au sérieux depuis longtemps», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, dans un communiqué.

La tentative de M. Johnson d'«accuser la Russie de tous les péchés» «n'est qu'une tempête dans un verre d'eau», a-t-il assuré en demandant au ministre des Affaires étrangères britannique de fournir des «preuves» d'implication présumée de Moscou dans des crimes de guerre que les Occidentaux lui attribuent en Syrie.

Boris Johnson a déclaré mardi devant les députés britanniques qu'il «voudrait voir des manifestations devant l'ambassade de Russie», regrettant que face aux raids aériens menés par Moscou contre Alep, deuxième ville syrienne, les «capacités d'indignation s'épuisent» dans le monde.

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a réagi sur sa page Facebook en disant «avoir honte pour» Boris Johnson.

La Russie mène depuis un peu plus d'un an des frappes aériennes en Syrie en soutien du régime syrien.

Appuyée par l'aviation russe, l'armée syrienne a lancé il y a deux semaines une offensive de grande envergure pour reprendre les quartiers rebelles d'Alep, une ville divisée depuis 2012 entre prorégimes à l'ouest et insurgés à l'est et devenue un front crucial du conflit qui a fait plus de 300.000 morts en cinq ans.

Depuis, les forces progouvernementales ont progressé dans la zone rebelle ravagée par des bombardements d'une extrême violence qui ont tué des centaines de personnes et détruit des infrastructures civiles.

La France accuse la Russie de «crimes de guerre» en Syrie. Mardi, l'ambassadeur de Russie à Paris, Alexandre Orlov, interrogé par la radio française Europe 1 sur les bombardements russes à Alep, a dit qu'«à la guerre, il y a toujours des civils qui meurent».

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