Le «ras-le-bol» des policiers français

Un peu partout dans les grandes villes de... (photo PHILIPPE HUGUEN, AFP)

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Un peu partout dans les grandes villes de France, les policiers sont sortis silencieusement dans la rue pour rendre hommage à leurs collègues agressés en banlieue parisienne, samedi, et dénoncer les agressions dont ils se disent victimes. Ci-dessus, des policiers sont rassemblés devant un commissariat de Lille, dans le nord de l'Hexagone, le 11 octobre.

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Agence France-Presse
PARIS

Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés en silence mardi devant les commissariats de France en solidarité avec leurs collègues attaqués au cocktail Molotov samedi en région parisienne, tout en réclamant plus de moyens et davantage de fermeté.

Outre ces hommages à l'appel de nombreux syndicats de policiers, deux organisations, dont le principal syndicat de la profession, Alliance, ont appelé à une « grève du zèle » ou un « service minimum », consistant à ne traiter que les affaires urgentes.

Les policiers agressés effectuaient une mission de surveillance à proximité d'un feu de signalisation dans une cité difficile à 30 km de Paris lorsqu'ils ont été la cible d'une « dizaine » de personnes « cagoulées », selon les autorités.

L'un des quatre policiers blessés, âgé de 28 ans, très grièvement brûlé lors de l'attaque de samedi, était toujours sous coma artificiel et dans un « état stabilisé » lundi soir, selon une source judiciaire.

Une collègue de 39 ans, qui l'accompagnait dans la voiture, a été « très grièvement brûlée aux mains et au visage ». Les deux autres agents ont quitté dimanche l'hôpital.

« On est en colère, on en a ras-le-bol. Il y a un malaise, quelque chose de cassé », plaidait mardi un policier, réuni avec une soixantaine de personnes devant la Préfecture de police de Paris.

À Evry (sud-est de Paris), à moins de 20 kilomètres du lieu de l'agression, une centaine de fonctionnaires étaient également réunis en soutien à leurs collègues « victimes d'un acte inqualifiable, odieux, intolérable », selon un représentant syndical, Daniel Chomette, qui regrettait que les policiers soient « en sous-effectif et mal équipés ».

À Toulouse (sud), où 150 policiers se sont rassemblés devant l'hôtel de police, certains réclamaient l'élargissement de la légitime défense. « Face à une voiture qui force un barrage, les gendarmes ont le droit de sortir leur arme avant et nous seulement après », expliquait le syndicaliste Cédric Delaye en réclamant « les mêmes règles pour tous ».

Selon une étude officielle publiée mardi, 12 388 policiers ont été blessés en 2015 en France, un nombre en très légère baisse (-0,6 %) par rapport à 2014, avec toutefois davantage de blessés parmi ceux qui assurent des missions de sécurité publique.

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