Turquie: la police interrompt la diffusion d'une chaîne pro-kurdes

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Après la tentative de putsch, Ankara a lancé des purges visent à la fois les partisans de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch avorté, mais aussi les sympathisants de la rébellion kurde.

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Agence France-Presse
ISTANBUL

La police turque a investi mardi à Istanbul le siège d'une des principales chaînes de télévision pro-kurdes et fait cesser sa diffusion, selon des images retransmises en direct par la chaîne.

Plusieurs dizaines de journalistes de la chaîne IMCTV étaient réunis en salle de rédaction, en régie et sur le plateau, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues pour interrompre la diffusion, selon les images retransmises à la télévision.

«On ne fera jamais taire la presse libre», ont-ils scandé quelques minutes avant l'arrêt de la diffusion.

À la mi-journée, l'écran de télévision était noir, la chaîne ne diffusait plus en direct mais ses journalistes continuaient à s'exprimer en ligne utilisant l'application Periscope sur leur téléphones. Au même moment, des centaines de messages de soutien inondaient les réseaux.

La chaîne IMCTV, fondée en 2011, s'était vu notifier la semaine dernière une décision de justice annonçant sa fermeture, décidée dans le cadre de l'état d'urgence qui a été prolongé lundi de trois mois à partir du 19 octobre.

La décision de justice concerne 12 chaînes de télévision soupçonnées d'être liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de soutenir le «terrorisme».

À la suite de cette décision, la chaîne avait été supprimée du paquet satellitaire turc mais a continué à diffuser en ligne et sur le satellite européen Hotbird.

Après la tentative de putsch, Ankara a lancé des purges visent à la fois les partisans de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch avorté, mais aussi les sympathisants de la rébellion kurde.

Lors de ces purges, plus de 100 journalistes ont été arrêtés et plus de 100 médias jugés critiques à l'égard du pouvoir ont été fermés.

En septembre, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé dans un rapport «les attaques frontales du gouvernement du président turc Recep Tayyip Erdogan contre les médias indépendants» et «la liberté d'informer», appelant Ankara à «renouer avec les principes démocratiques».

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