Rome est une «ville dévastée», affirme sa mairesse

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Virginia Raggi a été élue en juin première femme maire de la capitale italienne.

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Agence France-Presse
Rome

«Nous avons trouvé une ville dévastée, tout est à reconstruire et c'est ce que nous faisons!», a assené Virginia Raggi, jeune mairesse de Rome tout juste élue en juin mais assaillie de critiques, devant des partisans du Mouvement cinq étoiles (M5S), formation populiste et antipartis.

«Ils nous attaquent sur tout», a-t-elle dénoncé en s'en prenant nommément au chef du gouvernement italien Matteo Renzi. «Nous faisons peur parce que nous avons les mains libres, parce que nous ne devons dire oui à personne sauf aux citoyens», a jugé celle qui alimente depuis plusieurs semaines la Une des médias italiens.

L'élue vient d'enterrer une candidature de la capitale italienne à l'organisation des JO-2024, en soulignant que Rome était surendettée et avait d'autres priorités comme les transports et la propreté, suscitant des flèches assassines de Renzi.

«Nous avons pris Rome, maintenant c'est au tour de Palerme, puis à la Sicile et puis ce ce sera toute l'Italie», a lancé Virginia Raggi lors d'un gros rassemblement de son mouvement à Palerme en Sicile.

La mairesse de Rome a rencontré dimanche en tête à tête le fondateur du mouvement, le comédien Beppe Grillo, pour apaiser leurs apparentes tensions. Beppe Grillo a annoncé samedi, survolté sur un podium dans une ambiance de kermesse, qu'il souhaitait reprendre les rênes du mouvement «à temps plein».

Alors que le mouvement, qui recueillait près de 30% des intentions de vote dans les sondages cet été, ambitionne de diriger au plus vite le pays, sa nouvelle étoile, élue en juin première femme maire de la capitale italienne, n'arrive toujours pas à composer une équipe stable, sur fond de mini-scandales et de démissions.

Totalement inconnue du grand public il y a encore quelques mois, y compris à Rome, cette élégante femme brune s'était imposée triomphalement en juin devant le candidat de Matteo Renzi.

Les Italiens sont appelés à se prononcer, lors d'un referendum prévu fin novembre ou début décembre, pour ou contre une réforme constitutionnelle sur laquelle Matteo Renzi joue en partie son avenir politique.

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