Turquie: un assaillant neutralisé en tentant d'attaquer l'ambassade d'Israël

«Un assaillant a tenté d'entrer dans l'ambassade d'Israël... (REUTERS)

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«Un assaillant a tenté d'entrer dans l'ambassade d'Israël à Ankara muni d'un couteau» avant d'être neutralisé «par un tir à la jambe», a rapporté la chaîne de télévision turque NTV, qui avait fait état dans un premier temps de deux assaillants.

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Raziye AKKOC
Agence France-Presse
ANKARA

Un homme muni d'un couteau a tenté mercredi de pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël à Ankara, avant d'être neutralisé par des gardes qui ont ouvert le feu sur lui, le blessant à la jambe.

Cette attaque s'est produite alors que les relations entre Israël et la Turquie connaissent une embellie après six ans de crise.

L'auteur de l'attaque était « muni d'un couteau d'une lame de 30 cm et portait un sac », a indiqué le bureau du gouverneur d'Ankara dans un communiqué. « Comme il n'a pas répondu aux sommations de la police », l'assaillant « a été neutralisé par des tirs aux mollets ».

L'ambassade a indiqué sur sa page Facebook que l'homme avait tenté de poignarder un des policiers turcs affectés à la garde de l'ambassade. Ses collègues « sont intervenus immédiatement et ont tiré sur une jambe de l'assaillant pour le neutraliser ».

L'homme, un Turc dénommé Osman Nuri Caliskan et né à Konya (sud de la Turquie) en 1975, « n'avait pas de lien connu avec une quelconque organisation », selon la même source. Selon la chaîne de télévision turque NTV, il s'agit d'un « déséquilibré ».

En tentant de pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade israélienne, il aurait crié « je vais changer le Moyen-Orient », a rapporté le site internet du quotidien Hürriyet.

À Jérusalem, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon a indiqué que les membres du personnel de l'ambassade sont « indemnes », et précisé que les faits sont survenus « en dehors du périmètre de l'ambassade lui-même ». « Il n'y a pas de victime ou de blessé », a confirmé l'ambassade, précisant que son personnel « est en sécurité ».

« Coups de feu »

Des témoins ont déclaré à l'AFP avoir entendu « deux ou trois coups de feu ». « Il y a eu un premier coup de feu, puis quelques secondes après, un deuxième », a témoigné sous couvert de l'anonymat une femme travaillant aux abords de l'ambassade.

« J'ai vu un homme blessé à la jambe » qui « avait près de lui un sac vert », a raconté un autre témoin, Suat Gencer, un fleuriste dont la boutique se trouve non loin de l'édifice.

Sur des photos prises par des témoins et que l'AFP a pu consulter, on voit l'assaillant maintenu au sol par les services de sécurité tandis que les premiers enquêteurs arrivaient sur place.

Cette attaque intervient quelques jours après l'arrestation de trois personnes à Ankara et une autre à Istanbul, dans le cadre d'une enquête portant sur de probables menaces du groupe État islamique (EI) contre des missions diplomatiques.

La semaine dernière, l'ambassade britannique à Ankara avait annoncé sa fermeture « au public le vendredi 16 septembre pour des raisons de sécurité », sans fournir plus de précisions. Et l'ambassade allemande avait annoncé « offrir des services limités » jusqu'à la même date, sans justifier sa décision.

Le journal allemand à grand tirage Bild avait alors rapporté que les missions et écoles allemandes étaient fermées en Turquie en raison de craintes d'une éventuelle attaque.

Après six ans de brouille entre la Turquie et Israël, causée par l'assaut meurtrier de l'armée israélienne en 2012 contre un navire turc chargé d'aide humanitaire pour la bande de Gaza, les deux pays se sont réconciliés fin juin.

Aux termes de l'accord de réconciliation, Israël doit verser 20 millions de dollars d'indemnités à la Turquie. Celle-ci abandonne pour sa part les poursuites contre les ex-chefs de l'armée israélienne pour leur implication dans l'assaut, qui avait coûté la vie à dix militants turcs.

La Turquie a été ébranlée cette année par de nombreux attentats attribués aux djihadistes de l'EI ou revendiqués par des rebelles kurdes. Après avoir longtemps été accusée de complaisance avec l'EI, la Turquie a lancé le 24 août une offensive militaire, « Bouclier de l'Euphrate », pour chasser les djihadistes et les rebelles kurdes du nord de la Syrie.

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