GB: l'ex-premier ministre David Cameron abandonne son siège de député

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David Cameron offre aussi son « entier soutien à Theresa May », qui lui a succédé le 13 juillet au 10, Downing Street, et sous la direction de laquelle il se dit « certain que le Royaume-Uni va prospérer ».

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Jacques KLOPP
Agence France-Presse
LONDRES

Déjà balayé de son poste de premier ministre par le référendum qui a décidé du Brexit, le conservateur britannique David Cameron a annoncé lundi qu'il abandonnait également son siège de député.

« À mes yeux, dans le monde politique d'aujourd'hui et vu les circonstances de ma démission, il n'est pas vraiment possible d'être un député efficace lorsqu'on a été premier ministre », a déclaré M. Cameron, 49 ans, dans un communiqué.

Député de la circonscription de Witney, au centre de l'Angleterre, depuis juin 2001, il démissionne de la Chambre des Communes avec « effet immédiat ».

« Je ne veux pas détourner l'attention des actions que le gouvernement doit entreprendre pour notre pays », a justifié M. Cameron, chef du gouvernement de 2010 à 2016.

« Je vais désormais construire ma vie en dehors de Westminster », le microcosme politique britannique. « Je n'ai que 49 ans et j'espère que je pourrai continuer à contribuer à l'intérêt général et à servir mon pays », a-t-il ajouté dans une interview à la chaine de télévision ITV.

Confortablement réélu l'année dernière, David Cameron a démissionné le 24 juin au lendemain du choc de la victoire des partisans d'une sortie de l'Union européenne lors du référendum qu'il avait lui-même organisé.

Il s'était alors dit « très enthousiaste » à l'idée de rester député dans l'Oxfordshire, assurant avoir même l'intention de briguer un nouveau mandat en 2020.

« Entier soutien à May »

Moins de trois mois plus tard, il a changé d'avis, créant la surprise. Car, traditionnellement, les anciens premiers ministres conservent leur mandat de député pendant quelques années avant d'y renoncer.

« Après mûre réflexion cet été, je suis arrivé à la conclusion que la bonne décision était d'abandonner mon mandat de député de Witney. Il y aura une élection partielle et j'offrirai tout mon soutien au candidat conservateur », a-t-il expliqué dans un communiqué.

David Cameron offre aussi son « entier soutien à Theresa May », qui lui a succédé le 13 juillet au 10, Downing Street, et sous la direction de laquelle il se dit « certain que le Royaume-Uni va prospérer ».

Dans une allusion au Brexit, il a déclaré : « le pays avait fait un choix qui n'était pas celui que j'ai conseillé. Mais le choix a été fait et je souhaite que le gouvernement l'applique avec succès. »

Il a assuré que sa démission n'avait « rien à voir » avec la réforme des écoles secondaires publiques engagée par Theresa May et à laquelle il était opposé.

« Je pense qu'elle a commencé son mandat sur les chapeaux de roue. Elle peut devenir une première ministre forte pour notre pays », a-t-il estimé.

« Aux historiens de juger »

« David Cameron a pris la bonne décision en quittant la Chambre des Communes. On accuse les anciens premiers ministres soit de ne pas en faire assez, soit de détourner l'attention », a commenté son ancien ministre des Affaires étrangères, William Hague, qui a été l'un des premiers à réagir.

« Désolé de voir mon grand ami David Cameron démissionner - il adorait être le député de Witney : je sais à quel point cette décision a été difficile pour lui », a tweeté son ex-lieutenant et ministre des Finances, George Osborne.

« J'ai été fière de servir dans le gouvernement de David Cameron, sous sa direction nous avons accompli de grandes choses », a réagi Theresa May, ancienne ministre de l'Intérieur, dans un communiqué.

Interrogé sur l'héritage qu'il pensait laisser, David Cameron s'est dit « persuadé » qu'on se souviendra de lui comme quelqu'un qui a « tenu sa promesse d'organiser ce référendum, alors que beaucoup pensaient que cela ne serait pas le cas ».

Il espère également qu'on retiendra son bilan économique pendant ses onze années à la tête du Parti conservateur et les six au poste de premier ministre. Mais, a-t-il ajouté, il reviendra en définitive « aux historiens de juger ».

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