Le Pen tiendra un référendum sur l'UE si elle est élue présidente

Les Britanniques « ont choisi leur destin et décidé... (PHOTO FRANÇOIS NASCIMBENI, AFP)

Agrandir

Les Britanniques « ont choisi leur destin et décidé de quitter l'Union européenne. Ils ont fait le choix de l'indépendance [...] Ce référendum sur l'appartenance à l'Union européenne, je le ferai en France, car vous avez le droit à la parole », a déclaré la présidente du Front national lors d'un discours À Brachay, le 3 septembre.

PHOTO FRANÇOIS NASCIMBENI, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
BRACHAY

La candidate de l'extrême droite française à la présidentielle de 2017, Marine Le Pen, a réaffirmé samedi lors du lancement de sa campagne qu'elle organiserait un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne si elle est élue.

Les Britanniques « ont choisi leur destin et décidé de quitter l'Union européenne. Ils ont fait le choix de l'indépendance [...] Ce référendum sur l'appartenance à l'Union européenne, je le ferai en France, car vous avez le droit à la parole », a lancé la présidente du Front national devant plus d'un demi-millier de partisans réunis à Brachay (est).

« Un peuple peut décider d'emprunter une autre voie, la liberté peut encore nous guider. Français, nous pouvons redevenir un peuple libre, fier, indépendant, nous pouvons rendre à la France sa vraie place dans le monde », a ajouté l'eurodéputée, qui a maintes fois indiqué sa volonté de voir un référendum organisé contre « l'UE totalitaire ».

Après un début d'année discret, Marine Le Pen entendait faire entendre sa voix au milieu de la compétition des socialistes et des membres du parti de droite Les Républicains engagés dans la course à la primaire, à huit mois de la présidentielle.

Certains membres de son parti craignent que ce soit « très compliqué » pour le Front national de se positionner vis-à-vis du discours particulièrement dur de certains candidats à la primaire de droite, comme Nicolas Sarkozy.

Marine Le Pen s'est ainsi dressée en contre-modèle de l'ancien président, le seul attaqué nommément.

Elle a accusé Nicolas Sarkozy, qui « se voudrait champion médiatique de la lutte contre l'islamisme radical », d'avoir fait « allégeance au promoteur mondial du wahhabisme », le roi Salmane d'Arabie saoudite, lors d'un « déplacement secret au Maroc » début août.

Tous les sondages assurent que Marine Le Pen, dont le parti progresse à chaque élection depuis quelques années, se qualifiera pour le second tour, comme l'avait fait son père, Jean-Marie Le Pen, en 2002.

Le retrait médiatique de Mme Le Pen a néanmoins eu un bilan contrasté en termes d'image, d'après les sondages, malgré une situation politique favorable au parti : contexte sécuritaire lié à la crainte de nouveaux attentats djihadistes, focalisation sur l'islam avec la polémique du burkini, chômage endémique, mais aussi tensions politiques dans la majorité comme à droite.

Si Marine Le Pen ne s'est pas étendue sur son programme futur, qui sera égrené jusqu'à la présidentielle, elle a pris soin samedi de revendiquer un temps d'avance sur ses adversaires sur une série de sujets allant de « l'immigration de masse » au « fondamentalisme islamiste » en passant par les « frontières » ou « la mondialisation sauvage ».

« Sur tous ces sujets, ils ont changé dix fois de position, nous nous sommes cohérents, pugnaces, courageux », a affirmé Mme Le Pen.

« Le chemin que je propose est celui de l'apaisement par l'autorité », a-t-elle aussi dit, paraphrasant son slogan de « la France apaisée » et se présentant comme « prête » à gouverner dès mai 2017 comme le serait selon elle son parti.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer