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La justice refuse la libération de la femme partiellement graciée par François Hollande

Jacqueline Sauvage a tué son mari en septembre... (Photothèque Le Soleil)

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Jacqueline Sauvage a tué son mari en septembre 2012 de trois coups de fusil dans le dos après qu'il lui eut fait subir pendant 47 ans des violences.

Photothèque Le Soleil

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Agence France-Presse
MELUN

La demande de libération conditionnelle d'une Française condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent a été rejetée vendredi, douchant les espoirs de ses proches après la grâce partielle accordée par le président François Hollande.

Jacqueline Sauvage, 68 ans, avait tué en 2012 de trois coups de fusil dans le dos son mari qui lui avait fait subir pendant 47 ans des violences, notamment sexuelles, dont ses quatre enfants avaient également été victimes. Elle avait été reconnue coupable, en première instance comme lors d'un procès en appel en décembre 2015.

Le tribunal d'application des peines de Melun, en région parisienne, n'a pas suivi les réquisitions favorables du parquet à la remise en liberté de cette femme, devenue en France un symbole des violences conjugales.

Le parquet va faire appel, a indiqué la procureure de Melun, Béatrice Angelelli.

Les avocates de Jacqueline Sauvage, Me Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta ont dénonçé «un véritable acharnement judiciaire» de magistrats «qui probablement règlent leurs comptes car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l'ensemble de la profession».

«Ce qui ressort de la décision, c'est qu'il lui est reproché de ne pas avoir confirmé qu'elle avait finalement choisi de commettre ces faits», ont-elles dit.

Lors du procès en appel, l'avocat général avait demandé la confirmation de la condamnation, jugeant que «la légitime défense n'est absolument pas soutenable».

Plusieurs personnalités politiques se sont aussi indignées, telles la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, qui a jugé cette décision «incompréhensible». L'association féministe Les Effronté-e-s s'est dite «accablée et scandalisée» par le rejet de la demande de libération.

Sa condamnation en appel avait suscité une vague de mobilisation initiée par ses trois filles, qui avaient témoigné à charge contre leur père, entrepreneur d'une société de transport, tué à 65 ans. Les milieux féministes avaient évoqué un «déni de justice».

La demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités et une pétition intitulée «Libérez Jacqueline!» avait recueilli 400 000 signatures en France.

Face à cette intense campagne, François Hollande avait accordé le 31 janvier une grâce présidentielle «partielle» à la sexagénaire. Cette grâce partielle permettait à Jacqueline Sauvage de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Jacqueline Sauvage avait subi une expertise psychologique et médicale afin d'«évaluer» sa «dangerosité». À l'issue de cette évaluation, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté avait émis un «avis défavorable» à sa libération.

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