L'Italie cherche à comprendre le drame ferroviaire

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«Nous avons 25 morts confirmés et deux personnes dont les restes n'ont pas été trouvés. Le nombre des blessés est de 50», a indiqué mercredi à l'AFP la salle opérationnelle de la protection civile située à Bari, le chef-lieu de cette région.

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Giovanni GREZZI, Giovanna GIRARDI
Agence France-Presse
ANDRIA

L'Italie cherchait mercredi à comprendre les raisons d'un des plus graves accidents ferroviaires de ces dernières années avec au moins 25 morts dans les Pouilles, au sud, tandis que les familles identifiaient les victimes.

Dès mardi, plusieurs responsables, de la police et de la société des chemins de fer exploitant ce tronçon qui relie Bari à Barletta, une cinquantaine de kilomètre plus au nord sur la côte adriatique, avaient énoncé une évidence: «un des deux trains ne devait pas se trouver sur cette voie unique» au moment de l'accident.

«Une chose est sure: sur une seule voie il ne devait pas y avoir deux trains en même temps», a souligné à l'AFP-TV Enrico Curzio, un responsable des pompiers de Bari.

Le tronçon entre Corato, situé à mi-chemin entre les deux villes, et Andria, à une dizaine de kilomètres en direction de Barletta, est constitué d'une voie unique sur laquelle un convoi ne peut s'engager que si les chefs des gares de ces deux villes se mettent téléphoniquement d'accord pour laisser passer un train dans une direction ou dans l'autre.

Trois enquêtes ont été ouvertes: une de la justice, une du ministère des Transports et une de la société des chemins de fer, Ferrotramviaria, qui exploite la ligne.

«Nous ne nous arrêterons pas tant que toute la lumière ne sera pas faite», s'est engagé mardi le chef du gouvernement Matteo Renzi. Le président de la République, Sergio Mattarella, avait dénoncé «un accident inadmissible» réclamant d'établir «avec précisions les responsabilités».

«Nous avons mis à disposition des autorités judiciaires tous les registres des communications entre les gares. Nous avons toutes les informations, mais maintenant elles doivent être analysées», a déclaré Massimo Nitti, directeur général de Ferrotramviaria, dans une interview à une télévision locale, TeleNorba.

Massimo Mazzilli, maire de Corato, n'a pas de doute: «La responsabilité dans un événement pareil est sûrement attribuable à une personne, car cela n'aurait pas pu arriver autrement», a-t-il déclaré à l'AFP-TV.

Beaucoup de jeunes victimes

«Nous avons 25 morts confirmés et deux personnes dont les restes n'ont pas été trouvés. Le nombre des blessés est de 50», a indiqué mercredi à l'AFP la salle opérationnelle de la protection civile située à Bari, le chef-lieu de cette région.

«Nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait d'autres personnes dans les débris. C'est un travail très lent», a précisé à l'AFP Luca Cari, porte-parole des pompiers.

Les pompiers ont travaillé toute la nuit avec les autres secouristes pour dégager les amas de tôle et au cours de ces opérations les chiens ont détecté des restes humains.

Les familles des victimes ont commencé de leur côté à identifier les corps à l'hôpital de Bari.

«Il y a beaucoup de jeunes parmi les victimes, nous essayons de nous mettre dans la peau de ces personnes qui cherchent à comprendre si leurs proches sont parmi les victimes. Ce n'est pas facile pour nous non plus», a déclaré à la presse Maria Storelli, une des psychologues mobilisés pour soutenir les familles.

«Une sale histoire, car pour un grand nombre d'entre eux il ne sera possible de les identifier que de manière indirecte à cause de l'état des victimes. Le choc a été terrifiant», a confié l'un des médecins légistes.

«Il y a un temps pour chaque chose. Maintenant c'est le temps pour pleurer, pour être proche des familles, pour montrer l'humanité dans la douleur», a déclaré mardi soir M. Renzi après s'être rendu sur les lieux du désastre.

Le ministre des Transports Graziano Delrio informera en journée les élus italiens sur ce drame.

Le dernier accident ferroviaire date du 24 novembre 2012, lorsqu'un train régional en Calabre (sud) était entré en collision avec une voiture qui transportait des travailleurs roumains, faisant six morts.

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