Une «mafia» chinoise soupçonnée d'agressions racistes en Italie

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Sur la photo, des travailleurs chinois dans une entreprise textile de Prato, en 2014.

Photo Fabrizio Giovannozzi, Archives AP

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Agence France-Presse
ROME

La police italienne a annoncé vendredi avoir mené neuf perquisitions en Toscane dans le cadre d'une enquête sur un groupe mafieux chinois soupçonné d'être à l'origine d'attaques racistes à l'encontre de Nord-Africains.

Les perquisitions ont été menées vendredi à Prato, la capitale italienne du textile située dans la banlieue de Florence, qui héberge l'une des plus grandes communautés chinoises d'Europe.

Deux personnes ont été arrêtées, selon un communiqué de la police. Elles sont liées à une association culturelle chinoise «La Citta del Cervo Bianco» («la ville du cerf blanc», NDLR) dont les membres sont soupçonnés de s'en prendre à des entreprises textiles chinoises implantées légalement dans la ville.

Les perquisitions ont été menées dans le cadre d'une enquête pour association de malfaiteurs et violences à caractère raciste.

La police a précisé que le responsable de cette association est soupçonné d'avoir organisé le racket de Chinois en leur promettant une protection contre d'éventuelles agressions d'immigrés nord-africains. Ce système a conduit à des attaques contre des Maghrébins qui n'avaient aucun lien avec la criminalité.

Ces perquisitions ont été déclenchées après de violents heurts survenus mercredi entre la police et quelque 300 Chinois lors de l'inspection sanitaire d'une usine de textile chinoise à Sesto Fiorentino, ville proche de Prato. Quatre policiers et trois employés avaient été blessés, selon la presse locale.

En une vingtaine d'années, la communauté chinoise de Prato, l'une des plus importantes d'Europe, a pris le contrôle de tous les stades de la production d'habillement, avec des prix ultra-compétitifs et sous l'étiquette «Made in Italy».

Quelque 16 000 ressortissants chinois y vivent, sur une population totale de 191 000, bien que des enquêtes locales affirment que le chiffre pourrait approcher les 50 000 parmi lesquels de nombreux travailleurs clandestins victimes de groupes chinois mafieux.

Lors d'un point presse, le porte-parole de la diplomatie chinoise Hong Lei a affirmé vendredi que des diplomates chinois avaient demandé à l'Italie de «protéger la sécurité, les droits et les intérêts des citoyens chinois en Italie».

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