Le Brexit vu par la presse britannique

Le Guardian opte pour le maintien dans l'UE, le Sun pour le Brexit: de nombreux... (PHOTO LEON NEAL, AFP)

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Agence France-Presse

Le Guardian opte pour le maintien dans l'UE, le Sun pour le Brexit: de nombreux titres de l'influente presse britannique ont choisi leur camp à l'approche du référendum de jeudi. Voici les principales prises de position:

Pour le maintien dans l'UE

- The Guardian: le journal de centre gauche a publié lundi un éditorial appelant à «voter pour rester»: «comme la démocratie, l'UE représente une manière imparfaite de répondre aux défis du monde. Mais pour répondre à ces imperfections, il faut les réformer, pas s'en éloigner».

- The Observer, sa version dominicale, s'est également positionné pour le statu quo.

- The Times: le journal de tradition conservatrice a dévoilé samedi sa position dans un éditorial intitulé «Refonder l'Europe», utilisant des arguments similaires au Guardian: l'UE a besoin de changements, mais autant rester en son sein pour les mener à bien.

«La meilleure issue de ce référendum serait une nouvelle alliance entre les nations souveraines de l'Union, alliance basée sur le libre-échange et les réformes et guidée par la Grande-Bretagne», écrit le quotidien.

Fait intéressant: The Times fait partie du groupe de médias appartenant à Rupert Murdoch, qui possède aussi le Sunday Times ou le tabloïd The Sun, tous deux partisans d'une sortie.

- The Independent: «Voter pour rester dans l'UE n'est pas faire preuve de lâcheté, mais de confiance, ce n'est pas céder tout contrôle, mais faire les choses en collaboration dans un contexte de mondialisation», écrit le quotidien en ligne dans un éditorial lundi.

- The Mail on Sunday: le tabloïd dominical défend le maintien pour faire du Royaume-Uni un pays «plus sûr, plus libre et plus prospère», et met en garde contre le «plongeon dans l'inconnu».

«Nous pourrions être appâtés par l'idée d'être un peu plus libres, mais nous serions surtout significativement plus pauvres» en cas de Brexit, écrit-il.

- Le Financial Times: «Abandonner la cause d'une réforme constructive d'une Europe - il est vrai imparfaite - serait plus que défaitiste. Ce serait un acte gratuit d'automutilation», écrivait jeudi le quotidien économique, qui reprend également les arguments d'organisations internationales et d'économistes selon lesquels un Brexit serait dommageable à l'économie britannique.

- The Economist: le prestigieux hebdomadaire a pris une position similaire le même jour dans un éditorial titré «Désunis, nous chutons». «Un vote pour quitter l'Union européenne le 23 juin (...) causerait des dommages graves et durables au système politique et à l'économie britanniques», écrit le magazine, pour qui un Brexit «marquerait une défaite pour l'ordre progressiste qui a soutenu la prospérité de l'Occident».

Pour une sortie de l'UE

- The Sun: le quotidien le plus vendu au Royaume-Uni a affiché sa préférence en une la semaine dernière. Le Brexit, affirme le journal, est une «chance de rendre la Grande-Bretagne encore meilleure, de reprendre notre démocratie, de préserver les valeurs et la culture dont nous sommes, à juste titre, fiers».

Entravé par «l'expansion sans relâche de l'État fédéral allemand», le futur du Royaume-Uni serait «bien plus sombre» au sein du bloc des 28, dit encore le tabloïd.

- Le Daily Telegraph appelle également à sortir de l'UE dans son édition de mardi. «Un monde d'opportunités attend un Royaume-Uni totalement indépendant», écrit le journal qui affirme qu'en soutenant un Brexit, ce n'est pas la nostalgie d'un âge perdu qui le guide, mais la volonté d'«un nouveau départ pour notre pays».

«Si le référendum de jeudi est un choix entre la peur et l'espoir, nous choisissons l'espoir», ajoute-t-il.

Son édition dominicale, The Sunday Telegraph, a aussi publié ce dimanche un plaidoyer pour une sortie de l'UE. Voter pour le Brexit, y explique-t-il, c'est préférer «l'optimisme et l'espoir» au «triste pessimisme» du camp pro-maintien.

- The Sunday Times, l'édition dominicale du Times, a choisi le Brexit. «Certes, nous devons être prêts à rencontrer des difficultés, mais nous devons garder notre sang froid», affirme-t-il en fustigeant un «projet européen centralisateur nourri par les failles inhérentes à l'eurozone».

«Il ne s'agit pas de rejeter ses amis, mais de plaider pour un vrai changement», poursuit-il. «Nous souhaitons que notre association avec l'UE soit plus souple, plus flexible».

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