Vers une protection accrue des policiers en France

Des policiers s'étreignent lors d'une cérémonie d'hommage officiel... (PHOTO PHILIPPE WOJAZER, REUTERS)

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Des policiers s'étreignent lors d'une cérémonie d'hommage officiel à Versailles près de Paris à leur collègue et à sa compagne travaillant également pour la police, tués lundi par un homme se revendiquant du groupe État islamique (EI).

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Agence France-Presse
VERSAILLES

Le président François Hollande a promis vendredi d'améliorer la protection des policiers français, sous le choc après un attentat contre eux, sous pression de violentes manifestations et pour sécuriser l'Euro 2016 de soccer.

Sans donner de détails, le chef de l'État a évoqué « des mesures [...] pour garantir leur anonymat et donc leur protection », lors d'une cérémonie d'hommage officiel à Versailles près de Paris au policier et à sa compagne travaillant également pour la police, tués lundi par un homme se revendiquant du groupe État islamique (EI).

Ce double assassinat, sous les yeux de l'enfant du couple âgé de trois ans, a suscité une vive émotion en France, notamment au sein des forces de l'ordre, qualifiées par François Hollande de « sentinelles de la République ».

Il faut « éviter, autant que possible, que les policiers et les gendarmes soient identifiés et pris pour cibles par les malfaiteurs qu'ils ont mis hors d'état de nuire, ou par leurs complices », a-t-il dit.

L'enquête sur l'attentat de lundi dans la région parisienne se poursuit, notamment pour savoir si l'assassin avait croisé dans le passé ses victimes, Jean-Baptiste Chassaing, 42 ans, et sa conjointe Jessica Schneider, 36 ans.

Avant d'être abattu par des forces d'élite, Larossi Abballa, 25 ans, a déclaré qu'il connaissait la qualité de policier de Jean-Baptiste Chassaing, pourtant en civil et non armé.

Le président Hollande a également confirmé que les policiers pourraient conserver leur arme de service « à tout moment », même après la fin en juillet de l'état d'urgence décrété dans la foulée des attaques djihadistes de novembre (130 morts).

Outre la menace d'attentats, le chef de l'État a souligné que les forces de l'ordre étaient « sans cesse plus sollicitées », notamment pour veiller « à l'exercice des libertés publiques, et notamment celles des manifestations ».

Mais « je n'accepterai jamais qu'un policier ou un gendarme soient pris à partie » et « pas d'avantage qu'ils soient victimes de diffamations ou d'insultes », a-t-il dit, alors que plusieurs d'entre eux ont été la cible de violences lors d'une manifestation mardi à Paris.

Vingt-huit policiers et onze manifestants ont été blessés ce jour-là lors d'échauffourées, devenues quasi systématiques lors des défilés organisés depuis plus de trois mois contre une réforme gouvernementale du droit du travail.

« Les violences qui sont commises contre les représentants de l'ordre public ne seront jamais impunies, la justice passera avec la plus grande sévérité », a promis François Hollande.

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