L'ombre des attentats de Paris au procès d'une filière djihadiste

Dans un box vitré, quatre prévenus: Radouane Taher,... (ILLUSTRATION BENOIT PEYRUCQ, AFP)

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Dans un box vitré, quatre prévenus: Radouane Taher, Mohamed et Ali Hattay, ainsi que celui qui concentre l'attention médiatique, Karim Mohamed-Aggad.

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Agence France-Presse
PARIS

L'ombre des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 a plané lundi à Paris sur l'ouverture du procès de sept jeunes originaires de Strasbourg (est), dont le frère d'un des tueurs du Bataclan, jugés pour être partis en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014.

Les prévenus, âgés de 24 à 27 ans, tous incarcérés, ont pris place l'un après l'autre devant le tribunal correctionnel de Paris, dans deux box se faisant face.

Dans l'un se sont assis trois hommes au visage glabre : Miloud Maalmi, Mokhlès Dahbi et Banoumou Kadiakhe. Dans l'autre box vitré, quatre prévenus portant quant à eux une barbe fournie : Radouane Taher, Mohamed et Ali Hattay, ainsi que celui qui concentre l'attention médiatique, Karim Mohamed-Aggad.

Avant l'audience, son avocate, Me Françoise Cotta, a dit qu'elle ne «ferait pas l'insulte au tribunal de penser qu'il pourrait juger par amalgame».

Le frère de son client, Foued Mohamed-Aggad, faisait lui aussi partie du voyage vers la Syrie, fin 2013. Mais contrairement aux autres, il était resté sur place.

Sa trace a été retrouvée après les attentats de novembre, quand Foued Mohamed-Aggad a été identifié comme ayant été l'un des assaillants de la salle de concert du Bataclan, où 90 personnes ont péri.

«Ce n'est pas le procès du Bataclan», a dit un autre avocat de la défense, Me Eric Plouvier, protestant contre l'intention de l'Association française des victimes du terrorisme de se constituer partie civile.

Pendant leurs auditions, selon une source proche du dossier, les sept prévenus ont assuré qu'ils étaient partis en Syrie «faire de l'humanitaire», encouragés par un recruteur bien connu des services de renseignement, Mourad Farès.

Ils ont dit y avoir suivi des entraînements sportifs et avoir occasionnellement manié une arme, pour l'entraînement ou pour des photos de propagande, sans combattre.

Jugés pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme, ils risquent jusqu'à dix ans de prison, la peine maximale devant un tribunal correctionnel en France.

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