Nouvelle série d'homicides à Marseille

La victime avait été condamnée en 2001 à... (PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AFP)

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La victime avait été condamnée en 2001 à 17 ans de réclusion criminelle, ce qui laisse penser aux autorités que son meurtre pourrait-être un règlement de comptes.

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Agence France-Presse
MARSEILLE

Un homme a été tué par balle lundi à Marseille, métropole du sud de la France qui alimente régulièrement la chronique des faits divers sanglants, moins de 48 heures après un triple homicide sur fond de trafic de drogue.

«On peut peut-être retenir l'hypothèse d'une vengeance après sa condamnation pour assassinat il y a 17 ans», a déclaré le procureur de Marseille Brice Robin lors d'une conférence de presse.

La victime, un maçon né en 1968, avait été condamnée en 2001 à 17 ans de réclusion criminelle, a précisé M. Robin sans donner plus de détails.

Lundi matin, le maçon accompagnait son patron qui venait acheter de la drogue dans une cité populaire des quartiers nord de la ville, lorsqu'il a été pris pour cible et a été atteint par plusieurs projectiles dans un stationnement.

Depuis le début de l'année, onze personnes ont été tuées par balle, contre 19 l'an dernier dans l'agglomération marseillaise. Selon les autorités, 80 à 85 % de ces affaires sont liées au trafic de stupéfiants.

Samedi soir, trois hommes ont été tués à quelques centaines de mètres des lieux de l'homicide de lundi alors qu'elles regardaient, comme une douzaine d'autres personnes, un match de foot (soccer) dans une épicerie de nuit.

Les enquêteurs s'orientaient pour cette affaire vers un règlement de comptes, l'implication de deux des trois victimes dans le trafic de drogue étant «assez établie». Le troisième homme décédé semble en revanche, selon le procureur, être une «victime innocente qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment».

Le ministre de l'Intérieur, Bernard  Cazeneuve, a réaffirmé ce week-end «la détermination absolue du gouvernement à éradiquer la criminalité organisée».

Le mois dernier, les autorités locales avaient estimé que les démantèlements de trafics par la police pouvaient déstabiliser l'économie souterraine et provoquer une recrudescence d'homicides. «Nous générons indirectement des règlements de comptes quand nous "tombons" des équipes», avait-il expliqué.

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