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Journée des droits des femmes en France: «Ça devrait être tous les jours le 8 mars»

La ministre du Travail Myriam El Khomri, à... (PHOTO CHARLES PLATIAU, REUTERS)

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La ministre du Travail Myriam El Khomri, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 8 mars.

PHOTO CHARLES PLATIAU, REUTERS

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Agence France-Presse
PARIS

«El Khomri, ça suffit! (...) Ça devrait être tous les jours le 8 mars» : plusieurs dizaines de manifestants ont revendiqué mardi à Paris l'égalité femmes/hommes au travail, dans la famille et la société, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Ce rassemblement devant le siège du MEDEF, à l'appel du Collectif national pour les droits des femmes, a réuni plusieurs collectifs féministes et des représentants d'organisations syndicales, dont la CGT, Solidaires, UNSA, FSU ou le Syndicat du commerce, venus «faire converger les luttes pour la défense des droits, l'égalité entre femmes et hommes et contre toute forme de violence».

La plupart ont annoncé leur participation mercredi à la journée de mobilisation contre la loi travail.

Les femmes sont «les premières touchées par le chômage, la précarité, les inégalités de salaire, de retraite et le temps partiel subi. Elles sont majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales, minoritaires dans les postes de responsabilité et trop souvent victimes de multiples formes de violence», résume Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif pour les droits des femmes. «Ce devrait être tous les jours le 8 mars», dit-elle à l'AFP.

«Ce sont elles aussi qui subiraient le plus durement les conséquences de la réforme du Code du travail. Beaucoup sont salariées de petites entreprises, dans le commerce, où les syndicats sont moins implantés», poursuit Suzy Rojtman.

«La philosophie de la loi El Khomri, c'est l'inversion de la hiérarchie des normes qui fait primer les accords d'entreprise sur l'accord de branche ou la loi. Mais c'est la loi qui fait avancer l'égalité professionnelle».

De même, Osez le Féminisme! dénonce les «24 % d'écart de salaires entre femmes et hommes, les temps partiels occupés à 80 % par les femmes, des retraites inférieures de 600 euros (878 $ CAN) en moyenne et des femmes qui assurent l'essentiel des tâches domestiques».

«Le projet de loi travail donne carte blanche aux employeurs-euses et précarise davantage les travailleuses», déplore l'association.

«Au lieu d'aller vers plus d'égalité, on va vers plus de précarité», renchérit An Le Nouail Marlière du collectif Femmes-mixité de la CGT, dénonçant aussi «toutes les pressions invisibles sur les femmes».

«Un emploi, c'est un droit! Un revenu, un dû!», lancent encore plusieurs représentants syndicaux, insistant sur «les menaces de destruction du droit social, du Code du travail et des services publics».

Une manifestation rassemblant organisations féministes et syndicales est également prévue mardi soir du quartier des Halles à la gare Saint-Lazare.

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