Pays basque : Otegi accueilli par des milliers de partisans

Arnaldo Otegi reçoit un hommage lors d'une rencontre... (PHOTO ALVARO BARRIENTOS, ASSOCIATED PRESS)

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Arnaldo Otegi reçoit un hommage lors d'une rencontre politique. Il est sorti de prison cette semaine après avoir purgé une peine de six ans pour avoir tenté de relancer la branche politique du groupe ETA.

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Agence France-Presse
SAN SEBASTIAN, Espagne

Des milliers de sympathisants du mouvement séparatiste basque se sont rassemblés dans le nord de l'Espagne, samedi, pour célébrer la libération d'un populaire leader local qui a passé plus de six ans en prison pour avoir tenté de relancer l'aile politique du groupe armé ETA, interdite par les autorités.

Arnaldo Otegi, qui était considéré comme le chef politique du mouvement indépendantiste basque avant son emprisonnement en 2009, a été accueilli par plus de 8000 partisans réunis au stade d'Anoeta à San Sebastian.

Devant la foule en liesse, il a lancé que rien n'arrêterait les Basques jusqu'à ce qu'ils aient obtenu leur indépendance. Un écran géant placé à l'extérieur retransmettait les images de l'événement pour les centaines de personnes qui n'avaient pu trouver une place dans le stade.

Certaines rumeurs laissent entendre que M. Otegi pourrait se présenter comme candidat à la présidence du gouvernement autonome basque à l'occasion des élections qui auront lieu plus tard cette année, bien que sa peine de prison le lui interdise jusqu'en 2021. Il n'a pas dit, samedi, s'il avait l'intention de se porter candidat.

Le parti indépendantiste d'extrême gauche Batasuna a été interdit en 2003 à cause de ses liens avec le groupe armé basque ETA, qui a fait 829 morts durant sa lutte pour l'indépendance basque. Arnaldo Otegi avait été emprisonné après que le tribunal eut déterminé qu'il avait tenté de ressusciter Batasuna sous les ordres d'ETA. Le groupe armé a annoncé un « cessez-le-feu permanent » en 2011, mais n'a pas encore officiellement déposé les armes.

Bien que le courant indépendantiste ait pris de l'ampleur dans la région de la Catalogne au cours des dernières années, il semble avoir perdu de la vitesse au Pays basque, les nationalistes basques se tournant vers Podemos, un nouveau parti d'extrême gauche opposé aux mesures d'austérité.

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