France: perquisitions chez Jean-Marie Le Pen

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La police a perquisitionné la propriété familiale de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud, en région parisienne, où se trouvent à la fois son domicile et son bureau, ainsi que le bureau de son secrétaire particulier, Gérald Gérin.

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Agence France-Presse
PARIS

La propriété de l'ancien président du parti d'extrême droite Front national, Jean-Marie Le Pen, a été perquisitionnée mardi dans le cadre d'une enquête sur les salaires des assistants d'élus FN au Parlement européen, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

La police a perquisitionné la propriété familiale de M. Le Pen à Saint-Cloud, en région parisienne, où se trouvent à la fois son domicile et son bureau, ainsi que le bureau de son secrétaire particulier, Gérald Gérin.

«Oui, il y a bien une perquisition, encore en cours. Ils fouillent tout», notamment «les ordinateurs», a déclaré dans l'après-midi M. Le Pen, député européen, à l'AFP.

Ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en mars 2015 par la justice française, à la suite d'un signalement du Parlement européen.

Les soupçons portent sur des salaires versés à 20 assistants des élus frontistes au Parlement de Strasbourg, dont les noms figuraient aussi dans l'organigramme du parti d'extrême droite, ce qui laisse supposer qu'ils sont affectés à d'autres tâches que le seul Parlement tout en étant rémunérés par cette instance.

Au démarrage de l'enquête, Gérald Gérin apparaissait à la fois comme assistant de Jean-Marie Le Pen dans l'organigramme du parti, et comme assistant de l'eurodéputée FN Marie-Christine Arnautu au sein du Parlement européen.

Jean-Marie Le Pen, 87 ans, affirme avoir dû bousculer son agenda alors qu'il devait se rendre ce mardi après-midi au tribunal de Paris dans une affaire de diffamation l'opposant à l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg qui l'avait accusé de faire «l'éloge de la Gestapo».

«Je me vois contraint de renoncer à venir à l'audience de votre tribunal ce jour, en raison d'une nouvelle perquisition qui vient de débuter à mon domicile de Saint-Cloud», a-t-il prévenu dans un courrier que l'AFP a pu consulter.

Contacté par l'AFP, l'avocat de M. Le Pen a dénoncé une perquisition, menée «dans l'opacité la plus totale» et «dans un régime de tension». «Nous ne savons pas ce qui nous est reproché», a-t-il déclaré.

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