L'Italie ne laissera pas « détruire » Schengen, prévient Renzi

M. Renzi s'exprimait sur l'île de Ventotene, où durant... (PHOTO D'ARCHIVES REMO CASILLI, REUTERS)

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M. Renzi s'exprimait sur l'île de Ventotene, où durant la Deuxième Guerre mondiale deux prisonniers dans l'Italie fasciste ont rédigé un manifeste sur une fédération d'Etats européens considéré comme fondateur du mouvement d'unification qu'a ensuite connu l'Europe.

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Agence France-Presse
ROME

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a accusé samedi ceux qui veulent «détruire» la zone Schengen de libre-circulation au sein de l'Union europénne de vouloir «détruire» l'Europe, et a averti que l'Italie ne les laisserait pas faire.

« Nous disons avec force, détermination et courage que ceux qui veulent détruire Schengen souhaitent détruire l'Europe. Et nous ne les laisserons pas faire », a déclaré M. Renzi, au lendemain de son entretien à Berlin avec la chancelière Angela Merkel sur la crise des migrants.

Cette crise a poussé plusieurs pays à limiter la liberté de mouvement à leurs frontières et menace l'existence même des accords de Schengen, qui prévoient au contraire une absence de contrôle aux frontières internes de l'espace Schengen.

M. Renzi s'exprimait sur l'île de Ventotene, où durant la Deuxième Guerre mondiale deux prisonniers dans l'Italie fasciste ont rédigé un manifeste sur une fédération d'Etats européens considéré comme fondateur du mouvement d'unification qu'a ensuite connu l'Europe.

« Aujourd'hui, dans un moment de grande difficulté pour l'Europe, nous avons décidé de revenir ici, où tout a commencé (...) pour rendre hommage (...) à ce qui a peut-être été le moment le plus difficile dans l'histoire de l'identité européenne », a poursuivi M. Renzi.

En temps de guerre, « il y a eu quelques visionnaires (...) qui ont eu le courage, la passion et la force d'imaginer des 'États-Unis d'Europe', une Europe en tant qu'espace de paix », a-t-il poursuivi.

De nombreux pays européens ont adopté une série de mesures visant à restreindre le passage de leurs frontières, surtout depuis le début de l'année, afin de limiter l'afflux de migrants fuyant les conflits ou la misère dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe.

Six des 26 membres de l'espace Schengen ont ainsi rétabli provisoirement des contrôles, sans pour autant fermer leurs frontières.

Par ailleurs, le Royaume-Uni prépare un référendum qui menace l'intégrité de l'UE sur son éventuelle sortie de l'Europe et selon des experts un « Brexit » pourrait entraîner une désintégration de l'Europe.

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