Turquie: les dirigeants du parti pro-kurde HDP reconduits

Figen Yuksekdag et Selahattin Demirtas ont été réélus... (Photo AFP)

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Figen Yuksekdag et Selahattin Demirtas ont été réélus à l'unanimité lors du congrès du parti à Ankara.

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Agence France-Presse
ANKARA

Le principal parti pro-kurde de Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP), a reconduit dimanche à sa tête ses deux dirigeants, en plein conflit entre le gouvernement et la rébellion kurde dans le sud-est du pays.

Figen Yuksekdag et Selahattin Demirtas ont été réélus à l'unanimité lors du congrès du parti à Ankara, a annoncé le HDP dans un communiqué. Le parti pro-kurde est codirigé par une femme et un homme pour respecter la parité.

Le charisme de M. Demirtas, l'un des opposants les plus virulents du président turc Recep Tayyip Erdogan, a contribué au succès de son parti, qui a obtenu des sièges au Parlement pour la première fois l'an dernier.

Mais le HDP est en butte à l'hostilité du gouvernement, qui lui reproche d'être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit. Le HDP dément et insiste sur sa volonté de trouver une solution juste pour la minorité kurde dans un cadre démocratique.

Le deux leaders du HDP ont prononcé leurs discours avec en arrière-plan un drapeau turc, le slogan «patrie commune, citoyenneté égale» et un portrait d'Abdullah Ocalan, le leader du PKK emprisonné.

M. Demirtas a dénoncé la répression dans le sud-est du pays à majorité kurde, où l'armée affirme avoir éliminé des centaines de «terroristes», mais où le HDP l'accuse d'avoir tué des centaines de civils.

«Le Premier ministre (Ahmet Davutoglu) affirme qu'il n'y a pas de massacre de civils. Mais il y a des femmes et des enfants (parmi les morts). Plus de 190 tués, est-ce que ce n'est pas un massacre ?», s'est-il indigné.

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, de violents combats ont repris l'été dernier entre les forces de sécurité turques et le PKK.

Ces affrontements ont fait voler en éclats les discussions de paix engagées à l'automne 2012 par le gouvernement islamo-conservateur avec les rebelles pour mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Depuis la mi-décembre, l'armée et la police ont lancé une grande offensive pour reprendre le contrôle de plusieurs villes du sud-est placées sous couvre-feu, où des partisans du PKK défient les autorités.

Ces opérations ont fait de nombreux morts dans les deux camps, ainsi que des dizaines de victimes civiles, femmes, enfants et vieillards.

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