Élysée 2017: la droite choisira son candidat en novembre

Alain Juppé (à gauche), Nicolas Sarkozy (au centre)... (PHOTO CHARLY TRIBALLEAU, ARCHIVES AFP)

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Alain Juppé (à gauche), Nicolas Sarkozy (au centre) et François Fillon (à droite), trois des favoris pour remporter les primaires de la droite française, à Paris, en mai 2015.

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Agence France-Presse
PARIS

La droite française choisira en novembre son candidat à la présidentielle de 2017, lors de la première primaire de son histoire, une procédure déjà adoptée par les socialistes pour les deux précédentes élections de 2007 et 2012.

Les dates de la primaire à droite «ont été arrêtées, c'est le 20 et 27 novembre», a indiqué vendredi le député Les Républicains (LR, opposition) Thierry Solère, responsable de l'organisation de ce scrutin. Il a précisé qu'elle sera ouverte à «tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre».

L'ancien président Nicolas Sarkozy, 60 ans, battu en 2012 par François Hollande, ne n'est pas encore officiellement déclaré même si son intention de prendre sa revanche en 2017 ne fait guère de doute.

Plusieurs de ses anciens ministres, dont Alain Juppé, 70 ans, et son ancien premier ministre François Fillon, 61 ans, ont déjà sauté le pas et le premier fait figure de favori dans les sondages.

Alors que le leadership de Nicolas Sarkozy, qui a pris la tête du parti Les Républicains l'an dernier, est de plus en plus contesté par les ténors de cette formation qui doutent de ses capacités de rassemblement, d'autres candidats à la magistrature suprême pourraient se dévoiler d'ici novembre sur une ligne plus modérée, comme Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les Républicains souhaitent que les sympathisants du centre joignent leurs voix à celles de la droite pour choisir un candidat commun. Le patron du parti UDI (Union des indépendants) Jean-Christophe Lagarde a dit jeudi que le débat sur la participation de ce petit parti centriste sera tranché en mars lors d'un congrès.

La primaire «donnera à celui ou celle qui gagnera une légitimité formidable pour se présenter à la présidentielle», a souligné Thierry Solère. La droite espère entre deux et trois millions de votants.

À gauche, le président socialiste François Hollande paie son impopularité par la contestation par une partie de son camp de son statut de candidat naturel au scrutin de 2017. Plusieurs personnalités ont lancé un appel à l'organisation d'une primaire.

En 2011, la primaire socialiste avait désigné François Hollande pour porter les couleurs de la gauche modérée l'année suivante contre Nicolas Sarkozy, parmi six candidats, dont l'actuel premier ministre Manuel Valls et la maire de Lille (nord) Martine Aubry. En 2006, c'est l'ancienne compagne de M. Hollande, Ségolène Royal (actuellement ministre de l'Écologie) qui avait été désignée pour la présidentielle 2007. Elle avait été battue par Nicolas Sarkozy.

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