Cologne: des violences anti-étrangers organisées sur les réseaux sociaux

Des partisans du mouvement allemand d'extrême droite PEGIDA... (PHOTO WOLFGANG RATTAY, ARCHIVES REUTERS)

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Des partisans du mouvement allemand d'extrême droite PEGIDA manifestent pour dénoncer les agressions du Nouvel An, à Cologne, le 9 janvier.

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Agence France-Presse
COLOGNE

Les violences anti-étrangers commises dimanche à Cologne (ouest) ont été organisées sur les réseaux sociaux par des appels de l'extrême droite à participer à des «promenades» dans le centre-ville, a affirmé la police locale lundi.

«Dans les quatre cas d'agressions (visant des Syriens, des Pakistanais et des Africains), nous partons du principe qu'ils étaient liés à ces soi-disant "promenades"», a affirmé le chef de la section criminelle de la police de Cologne, Norbert Wagner, qui a évoqué un renforcement de la présence policière «à partir d'aujourd'hui» (lundi), dans la ville et notamment près de la cathédrale.

Dimanche soir, six Pakistanais, trois Guinéens, deux Syriens ainsi qu'un homme d'origine africaine dont la nationalité n'a pas été précisée, ont été pris à partie et violentés au cours de quatre agressions distinctes, dans le centre-ville de Cologne.

La police a interrogé quelque 153 personnes dimanche soir et identifié 13 personnes déjà connues pour des infractions liées à l'extrême droite ainsi que 18 autres provenant du milieu des motards hors-la-loi, et notamment de la bande des «Hells Angels», ou des «videurs de boîte de nuit».

Il n'y a eu aucune arrestation, a précisé la police.

Selon la même source, les appels à venir participer à des promenades dans le centre-ville avaient été lancés par des personnes émanant du milieu «hooligan» et relayés par des groupes baptisés «Altstadt Spaziergaenge» (promenades dans la vieille ville) ou «Armlaenge», en référence aux mots de la mairesse de Cologne invitant en particulier les femmes à respecter «une certaine distance, plus longue que le bras» avec les inconnus pour se protéger des agressions.

Plus de 500 plaintes, dont 40 % pour agressions sexuelles, ont été déposées après une nuit du Nouvel An au cours de laquelle des dizaines de jeunes hommes, la plupart d'origine étrangère, selon la police, s'en sont pris à des femmes sur une place du centre-ville de Cologne, entre la gare Centrale et la cathédrale.

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